“C’était comme un attentat” : Yannick Alleno revient sur le décès brutal de son fils Antoine

Publié le 9 mai 2023 à 5:00
ABACA
Il y a un an, le chef Yannick Alleno perdait son jeune fils, Antoine, dans un tragique accident de la route causé par un chauffard en état d’ivresse. Dans un entretien accordé au Parisien, il revient sur ce jour qui a changé sa vie.

Le 8 mai 2022, le chef étoilé vivait le pire jour de sa vie. Son jeune fils, Antoine, 24 ans, passionné de cuisine comme lui, est percuté sur son scooter par une voiture volée conduite par un chauffard ivre connu des services de police. Le jeune homme décède sur le coup, laissant ses parents et son frère, Thomas, endeuillés. 

Depuis, le chef mène une lutte sans relâche pour venir en aide aux familles des victimes d’accidents de la route. Le samedi 14 mai 2022, il annonce sur son compte Instagram la création de l’association “Antoine Alléno” qui a pour but de “soutenir les victimes des multirécidivistes”. 

Un après, dans les colonnes du Parisien, il explique pourquoi ce combat lui tient autant à coeur : “Avec sa maman et son frère Thomas, nous avons pris la décision le jour de l’enterrement. Ensuite, il a fallu passer de l’intention à l’action, organiser la structure, trouver une déléguée générale, et surtout une assistante sociale pour accompagner les victimes”. 

Traumatisé par la perte de son enfant, Yannick Alleno revient sur les circonstances de l’accident : “Mon fils a été tué en bas de chez moi. Lorsque je suis sorti, j’ai découvert une scène de chaos. Il y avait une mare de sang sur le bitume. Mon enfant était mort. C’était comme un attentat. Quant à celui qui l’a tué, comment pouvait-il ignorer qu’il allait donner la mort ?”

“Il fonçait en pleine nuit, alcoolisé, dans les rues de Paris à bord d’une voiture volée. Et ce n’était pas la première fois qu’il se comportait dangereusement”, précise le chef. 

Un comportement inadmissible que Yannick Alleno déplore, prenant l’exemple de l’affaire Pierre Palmade, qui est à l’origine d’un grave accident alors qu’il conduisait sous l’emprise de stupéfiants. En colère, le cuisinier explique : “Qu’y avait-il d’involontaire chez Pierre Palmade lorsqu’il a pris le volant sous l’emprise de la drogue ? Je pense aux passagers de la voiture d’en face, à cet enfant défiguré, à cette jeune femme qui a perdu le bébé qu’elle portait. Ces gens doivent répondre d’actes volontaires… la loi doit changer.”

C’est la rage au ventre et souhaitant lutter de toutes ses forces contre les injustices que le chef Alleno continue aujourd’hui sa lutte. 

Mélissa Tellaa

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