Depuis le 5 septembre, vous êtes le nouvel hôte de C à vous le vendredi et le samedi… Quel bilan tirez-vous de cette rentrée ?
Mohamed Bouhafsi : Je suis d’abord très touché par les commentaires des gens, qui disent avoir retrouvé le même esprit que celui de la semaine. L’époque est compliquée, beaucoup ont des fins de mois difficiles. Il était important de conserver ce ton chaleureux, bienveillant et apaisé. C’est ma première satisfaction. La deuxième, c’est le retour des artistes, comme Kendji ou Gad Elmaleh, heureux de participer à l’émission. La troisième, ce sont nos belles audiences.
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Elles sont, en effet, en constante progression, avec un pic à 1,13 million de fidèles le vendredi 3 octobre…
C’est réjouissant parce que le lien entre les Français et C à vous se maintient, voire se renforce. Les scores sur les réseaux sociaux battent aussi des records, grâce à des séquences comme celle avec Florent Pagny, ou quand Kendji Girac reprend du Jul. On capte un autre public, et c’est une grande fierté. Notre première ambition est de créer des passerelles. Quand on organise une rencontre entre Nagui, Marie-France Brière et Michou, les jeunes découvrent Taratata, alors que les plus âgés s’ouvrent au monde digital.
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Est-ce là que réside votre marque de fabrique ?
Oui ! Je me souviens d’une télé que l’on regardait en famille. Je crois que c’est toujours possible, à condition de favoriser de beaux moments qui suscitent les conversations entre les générations. Pour le reste, on ne change rien, en changeant tout. Comme Anne-Élisabeth Lemoine, je veux insuffler de l’authenticité et de l’empathie sur le plateau. Quant à la nouvelle bande, elle apporte une dynamique différente. Notre réussite passe par notre complicité et notre liberté de parole. Ce groupe ressemble aux Français : il y a de la parité et de la diversité. Et j’en suis très fier.
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Quel a été votre principal défi ?
De ne pas trop stresser ! C à vous a toujours été mon émission préférée, et c’était une responsabilité immense de succéder à Anne-Élisabeth en fin de semaine. Dans une époque où les fake news sont partout, nous devons rester hyper exigeants sur l’éditorial, pour proposer une émission qui éclaire le public et lui permet de se forger une opinion.
En quoi votre nouveau rôle a-t-il changé votre quotidien ?
Je lis plus, et tous les week-ends, je vais au théâtre ou au cinéma. J’ai un peu moins de temps pour voir mes amis et ma famille, mais, en tant qu’enfant de la télé, je vis un rêve. Ma maman a travaillé trente-cinq ans dans la restauration, je l’ai vue enchaîner les services le dos courbé, et je mesure ma chance de vivre de ma passion. Je ne serai jamais blasé !
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Vous êtes aussi directeur général de 3e OEil Productions. Quels nouveaux programmes pouvez-vous nous annoncer ?
Un nouveau jeu sur les chaises musicales sera bientôt diffusé sur France Télévisions. Ce travail me passionne : faire des passes décisives aux porteurs de projets est exaltant !
À 33 ans, vous êtes journaliste, producteur, réalisateur… Vous reste-t-il des rêves à réaliser ?
Des milliers ! Je veux continuer à m’amuser et à fabriquer des contenus qui sont utiles aux Français, notamment sur le service public, qu’il faut protéger. En 2026, j’aimerais produire et animer un grand événement autour de la protection de l’enfance…
C à vous à 18h55 sur France 5