Qu’avez-vous ressenti en remettant les pieds sur le plateau de The Voice, trois ans après votre passage ?
Mentissa : Beaucoup de bonheur de retrouver les personnes de la production, avec lesquelles tout a commencé. Mais aussi de la fierté de revenir là avec Vianney.
En quoi êtes-vous complémentaires pour coacher les Talents ?
Je ne sais pas si l’on est complémentaires, je sais surtout qu’on est assez semblables dans ce que l’on recherche dans les voix et les performances. On est toujours d’accord, c’est un coaching assez fluide.
Il vous a amenée jusqu’en finale de The Voice, vous a écrit des chansons, vous a fait enregistrer des duos et offert sa première partie de concerts. Vous devez un peu tout à Vianney, non ?
Je lui dois beaucoup. On a eu une vraie connexion, tous les deux. Il a tenu sa promesse, ne m’a jamais lâchée. J’en suis très heureuse et me sens chanceuse.
Est-il devenu un ami ?
Il restera un mentor, c’est quelqu’un qui me conseille et que j’écoute beaucoup. Ses avis sont importants. C’est aussi un ami, une personne à laquelle je peux me confier. Quand j’ai des doutes, je l’appelle.
Vous doutez encore ?
Il y a toujours des doutes, mais ce ne sont plus les mêmes. Avant, je me disais que le jour où je deviendrais chanteuse et où je vivrais de ma passion, je serais en pleine confiance. Mais ça ne marche pas comme ça. Même si j’ai la vie dont j’ai rêvé, mes doutes sont remplacés par d’autres. Il faut réussir à continuer, à se renouveler. Je suis terre à terre, et j’ai conscience que ça peut s’arrêter à tout moment.
Vous avez remporté The Voice Kids en Belgique, en 2014, et y avez été coach de la version adulte en 2023. En 2019, vous avez aussi tenté The Voice of Holland. Cette émission était indispensable pour vous lancer ?
Les opportunités se sont enchaînées. C’est une amie qui m’a inscrite à The Voice Kids. De ma propre initiative, j’ai tenté The Voice of Holland. Puis, j’ai été contactée par The Voice en France. Enfin, j’ai été très étonnée et honorée que l’on pense à moi comme coach pour The Voice Belgique.
Être coach, c’est appuyer sur un buzzer… ou pas. En tant qu’ex-candidate, mesurez-vous votre responsabilité ?
Oui, c’est un rôle que je prends très au sérieux, parce que ce genre d’aventure peut changer une vie. Mais j’accompagne aussi les Talents, je les mets en garde, car The Voice peut ouvrir des portes, mais il se peut aussi qu’il ne se passe rien. C’est beaucoup d’émotions de voir partir les Talents avec lesquels on a travaillé et qui ont tout donné.
À quoi ressemble votre quotidien aujourd’hui ?
Il y a des périodes où tout s’enchaîne, avec la tournée et les émissions, et des moments où je reviens à l’essentiel, en Belgique, avec ma famille. J’ai besoin de voir mes copines, d’avoir une vie normale…
Vos proches sont sans doute très fiers, mais ont-ils peur, parfois, pour vous ?
Ils sont fiers, mais à aucun moment ma mère n’a eu peur, elle me fait confiance. C’est peut-être l’une des plus belles choses que de voir son enfant réaliser son rêve.
Outre la musique, aimeriez-vous ouvrir votre carrière à d’autres secteurs artistiques ?
Je ne suis pas fermée à d’autres propositions. J’aime le cinéma et la mode. Je laisse les choses venir…
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