Un an après sa création, à Juan-les-Pins, dans les Alpes-Maritimes, votre festival L’Humour à la plage a fait son retour, du 26 au 28 juin. Quel est votre état d’esprit ?
Kev Adams : Je suis plus que ravi. C’est une chance de pouvoir réitérer cette expérience. Juan-les-Pins est une ville de coeur pour moi, cet endroit n’a pas été choisi par hasard. C’est la ville de France où j’ai le plus de souvenirs d’enfance et d’adolescence. Pouvoir y faire un tel événement, d’autant plus filmé et diffusé sur TF1, c’est un immense honneur.
"Capter un sketch pour la télé fait peur aux artistes"
Plus d’une dizaine d’humoristes ont répondu présent, comment ont-ils été sélectionnés ?
Ça se fait de deux manières. Il y a ceux qui ont envie de venir, et ceux qu’il faut convaincre. Depuis le Marrakech du rire, personne ne propose d’émission d’humour de cette envergure. Ce n’est pas pour rien : capter un sketch pour la télé fait peur aux artistes. L’humour se vit toujours mieux en direct. Et dans un festival, un humoriste n’a plus ses repères. Il ne fait pas l’intégralité de son spectacle, ce n’est pas son public…
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"Nous sommes pas contentés d’un casting de rêve"
Êtes-vous satisfait du casting ?
Le défi était de proposer une autre affiche que celle de l’année dernière. Il n’y a que Franck Dubosc et Chantal Ladesou qui sont de retour sur les seize ou dix-sept artistes présents en 2024. Ensuite, nous voulions toucher toutes les générations : il y a des artistes issus des réseaux sociaux, comme Nino Arial ou Marine Leonardi, mais aussi des pontes du genre, comme Anne Roumanoff et Titoff. Nous souhaitions également varier les types d’humour. Mais nous ne nous sommes pas contentés d’un casting de rêve. Nous avons écrit tout un tas de sketchs à plusieurs, avec des surprises et des happenings. Nous avions à coeur de proposer quelque chose de spécial.
Comment avez-vous géré la construction du show et les passages des différents humoristes ?
Nous avons insisté sur un point en particulier : la durée des sketchs. Ils ne devaient pas dépasser quatre ou cinq minutes, afin de permettre de garder un rythme assez dingue. Pour le téléspectateur, c’est également un moyen de ne jamais s’embêter. Si un style d’humour ne plaît pas, on va se chercher quelque chose à boire dans la cuisine, on revient s’asseoir sur le canapé, eh voilà, l’humoriste a laissé sa place au suivant.
"On espère que ce festival deviendra, un rendez-vous majeur de l’humour"
L’écriture des sketchs à plusieurs humoristes est-elle un exercice difficile ?
C’est un travail assez monumental, pour être honnête. Nous avons bossé pendant des semaines sur ces passages à plusieurs. On a beaucoup de chance cette année, nombre d’entre eux ont accepté de venir tester les sketchs en amont. Dans des passages à plusieurs, l’équilibre est fragile. Je suis de l’école « il faut tester » pour être le meilleur possible.
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Avez-vous déjà des idées pour l’année prochaine ?
Bien sûr ! Pendant la phase d’écriture de cette seconde édition, nous avons mis de côté certaines idées. Quand on a un tel jouet à disposition, dans une ville balnéaire comme Juan-les-Pins, on a forcément envie de s’amuser. On rêve toujours plus grand et on espère que ce festival deviendra, à terme, un rendez-vous majeur de l’humour, autant en live que sur TF1.
L’Humour à la plage, mardi 15 juillet à 21h10 sur TF1