Les Traîtres (M6) – Éric Antoine : « L’humain est d’une perversité extraordinaire ! »

Publié le 26 juillet 2023 à 12:28
Etienne JEANNERET/M6
L’animateur reprend son rôle de maître du jeu un peu vicieux, avec un plaisir jubilatoire et contagieux. Entretien avec un vrai méchant... pour de faux !

Par rapport à l’an passé, vous vous montrez, en cette saison 2, sous un nouveau jour : vous avez l’air d’être bien plus cruel avec les participants… 

Éric Antoine : Oui, et j’ai trouvé cela douloureux l’an passé, car ce n’est pas dans mon tempérament d’être une saloperie ! En revanche, cette fois-ci, le tournage m’a procuré plus de plaisir, sans doute parce que j’ai déjà mieux cerné les rouages de l’émission et l’importance de mon rôle. 

Le public compare souvent Les Traîtres à un célèbre jeu de société… 

Ce n’est vraiment pas la même chose ! Les Traîtres est un programme complètement immersif, avec une ambiance particulière et différente. Les règles du jeu ne sont pas les mêmes, ni les enjeux. Enfin, il y a la présence de la caméra, ce qui change tout. 

N’est-ce pas frustrant de ne pas pouvoir participer à l’enquête avec les joueurs ? 

Non, car je m’amuse tout autant. Je suis maître du jeu, mais je joue aussi avec les candidats. De mon côté, je ne chôme pas non plus. J’ai beaucoup de texte et j’assure également la voix off. Cette émission demande un travail d’écriture titanesque. 

Comment décidez-vous qui seront les Traîtres ? 

On prend la décision finale à la dernière minute, juste avant de poser la main sur un candidat. On décide vraiment sur le vif et, à chaque fois, on a des surprises. L’humain est d’une perversité extraordinaire. (Rires) Donnez aux gens la possibilité d’être les meilleurs ou les pires et ils sont les meilleurs et les pires !

Comment s’est déroulé le tournage au château de Val, dans le Cantal ? 

On s’est gelés ! On a tourné parfois par moins 5° C ! (Rires) On filmait des plans de nuit, à 2 heures du matin, tandis que d’autres techniciens commençaient à 5 heures ! C’est un programme qui mobilise presque cent vingt personnes sur le pont. On est quasiment sur une logistique de tournage de fiction. Les Traîtres, c’est un objet télévisuel très rare, qui est produit comme aucune autre émission. 

Les joueurs parviennent-ils à faire abstraction du jeu, quand ils sont off ? 

C’était très compliqué à gérer. Le secret est une composante essentielle du programme. Les personnalités avaient interdiction de communiquer entre elles, sur le jeu, lors des off. On a également dû gérer les fans, qui venaient aux abords du tournage. C’était fatigant, mais, sur la fin, lorsque les candidats sont au bout du rouleau, on arrive à capter des choses très intéressantes… (Rires)

Les traîtres, mercredi 26 juillet à 21h10 sur M6

INTERVIEW SARAH IBRI 

Par
Sarah Ibri