Comment avez-vous géré votre rôle de traître ?
Anne-Élisabeth Blateau : Moi, je n’y suis pas allée pour jouer un rôle. Je voulais juste être moi, jouer avec d’autres gens et passer un moment sympa. Mais, très rapidement, c’est devenu intense et agressif. La seule chose que je pouvais faire pour « survivre », c’était de construire le personnage d’une fille pas très douée en jeu, un peu à l’ouest, hyper manipulable… Finalement, je n’ai pas eu d’autres choix que de faire mon métier.
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Quel regard portez-vous aujourd’hui sur le jeu ?
C’est une expérience psychologique intense. C’est un véritable huis clos, où l’on est enfermé tous ensemble. Ça dure dix jours, mais ressenti « plusieurs mois ». C’est difficile d’être enfermée dans un rôle que l’on vous a assigné et de vivre avec les autres, tout en leur mentant. Sur dix jours, c’est beaucoup.
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Avez-vous fait de belles rencontres dans cette aventure ?
Très honnêtement, je n’ai pas créé de lien avec beaucoup de joueurs, je suis trop vieille… (Rires) Il y a quand même une personne : Fabien Olicard. Dès qu’il est à Paris, on se voit. C’est un coup de foudre amical. C’est le seul, mais c’est déjà un très beau cadeau de la vie !
Les traîtres, samedi 4 octobre à 21h10 sur M6