« Les artistes n’ont pas à faire de politique » : Stéphane Bern déplore l’appel au boycott de l’Eurovision

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:32
Jean RANOBRAC/FTV
Depuis un certain temps, déjà, certains pays ont annoncé qu’ils ne comptaient pas participer à la prochaine édition de l’Eurovision si Israël venait à y participer. Un appel au boycott que Stéphane Bern, commentateur emblématique de l'événement, a récemment déploré.

C’est un mouvement qui fait des émules… Au cours des derniers mois, plusieurs pays ayant déjà participé au célèbre concours de l’Eurovision ont partagé, via des communiqués officiels, qu’ils ne souhaitaient pas participer à la prochaine édition du concours de chant européen (prévue, comme chaque année, au mois de mai). Parmi eux, on peut ainsi retrouver l’Espagne, l’Islande, l’Irlande, les Pays-Bas et la Slovénie qui, ont formellement affirmé qu’ils ne comptent pas participer si Israël fait partie du concours. Commentateur emblématique du programme depuis plus de dix ans, Stéphane Bern s’est dit très peiné par cette initiative.

Stéphane Bern réagit au boycott de l’Eurovision

Interrogé par nos confrères de Télé-Loisirs, Stéphane Bern s’est dit très peiné par le retrait de certains pays emblématiques du concours. "Je suis un peu navré de voir ça…", a ainsi expliqué l’animateur de Secret d’histoire. Avant de martelé : "Si on veut que l’Eurovision reste l’Eurovision, ça doit être un concours de chant. On doit défendre les artistes et la culture. Et les artistes n’ont pas à faire de politique."

Stéphane Bern en dit plus sur le boycott de l’Eurovision

Et si Stéphane Bern regrette que certains pays annoncent leur retrait du concours, en raison de la participation d’Israël, c’est pour la simple et bonne raison que cela sera au détriment des fidèles téléspectateurs. "Je pense aux chanteurs de tous les pays, ils font leur métier d’artistes et ils ne mettent pas de bombes, ils ne s’attaquent à personne, ils ne font que chanter", a ainsi estimé l’animateur de 62 ans. Avant de conclure : "Ça me navre d’autant plus que j’ai présenté l’Eurovision Junior avec Zoé Clauzure. On a eu la chance de voir Lou Deleuze, 11 ans, qui rêve d’un monde et qui l’a chanté, et qui a permis à la France de remporter la victoire. Je crois qu’il ne faut pas mélanger la culture et la politique."

Par
Léandro Carvalho