Depuis la rentrée, Michel Drucker a changé de plateau pour recevoir ses invités dans Vivement dimanche. "Les majestueuses portes coulissantes par lesquelles il faisait son entrée ont disparu, les fameux canapés rouges ne portent plus leur habillage métallisé brillant et le sol du studio n’est plus constitué des élégantes dalles en verre qui étaient sa signature", ont analysé nos confrères de Mediapart. Le média dévoile qu’"en septembre, l’émission a été contrainte de déménager furtivement. Michel Drucker a quitté le Studio Gabriel, installé dans une petite voie parallèle aux Champs-Élysées dans le VIIIe arrondissement de Paris, qu’il occupe depuis 1994 pour ses diverses émissions". C’est aux Studios Rive gauche dans le XVe arrondissement que sont désormais tournées ses émissions, au même endroit que "Quotidien" de Yann Barthès et "28 minutes" d’Arte.
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Une enquête ouverte après la grave chute d’un technicien de Vivement dimanche
"Le studio est en fait fermé à la demande de la justice, pour des raisons de sécurité, à la suite d’un dramatique accident qui a touché un technicien travaillant pour Vivement dimanche, le 26 août", a dévoilé Mediapart. Et d’apporter davantage de détails : "Le machiniste, habitué des lieux depuis une bonne dizaine d’années, est tombé dans la fosse où peut se ranger le fameux plancher de verre, qui est escamotable. La chute de plus de 10 mètres a causé de graves blessures au salarié, plongé dans le coma pendant plusieurs semaines, et toujours hospitalisé aujourd’hui". Le machiniste était en train de peindre du mobilier de studio à quelques centimètres du trou quand il a trop reculé pour "tremper son pinceau dans un pot de peinture" et a chuté au fond de la fosse…
Le parquet de Paris a indiqué à Mediapart qu’il a ouvert une enquête après cet accident du travail. Elle a été confiée au commissariat du VIIIe arrondissement et à l’inspection du travail. "Elle devrait viser directement l’animateur, puisque Michel Drucker est le président de SGPM, la société qui détient le studio et qui était l’employeuse de la victime, par le biais d’un contrat à durée déterminée d’une durée d’une journée", ont précisé nos confrères. Le plateau de l’émission a depuis "été placé sous scellés (…) au vu des manquements constatés : non-sécurisation de la fosse, sans garde-corps ni barrière, absence d’équipements de sécurité tel un baudrier…". France Télévisions, qui diffuse l’émission, a bien "été informé par les producteurs qui utilisaient ce studio de la fermeture suite à un accident".
L’inspection du travail est intervenue
Selon les informations de Mediapart, "les équipes de l’émission ont vivement réagi à ce black-out contraint, demandant au parquet que les scellés soient levés", en vain. La raison ? "L’accident a été jugé suffisamment spectaculaire par les sapeurs-pompiers de Paris pour qu’ils filment et diffusent en ligne leur intervention visant à remonter le blessé, au cours d’un brancardage qu’ils ont qualifié de ‘périlleux’", écrit Mediapart. Pour l’heure, on ne sait pas pendant combien de temps le studio restera fermé puisque "l’accident a révélé les problèmes prévalant sur le plateau, loin des garanties de sécurité exigées par le Code du travail". "À la suite des constatations faites dans les heures suivant l’accident, l’inspection du travail a demandé au parquet qu’il fasse fermer le studio. Il ne pourra pas rouvrir avant qu’un contrôle de conformité soit effectué par une entreprise spécialisée et accréditée, et que cette visite soit concluante", a-t-on appris.