Une eau qui se dégrade
Selon les chiffres publiés en 2023 par le ministère de la Santé, plus de 17 millions de personnes ont consommé, au moins une fois, de l’eau contaminée par les pesticides, soit 25 % environ de la population. Si ces chiffres ne représentent pas un danger sanitaire imminent, il révèle une dégradation lente et progressive de la qualité de l’eau dans notre pays et pourrait s’avérer problématique dans les prochaines années, si rien n’est fait pour y remédier.
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Faire payer les pollueurs ?
Rendre potable l’eau a un prix. Il en coûte un milliard d’euros par an aux agences de l’eau. Ces organismes publics sont en charge de la préservation de l’eau et des milieux aquatiques sur les territoires. En réalité, ce sont les consommateurs qui règlent une facture qui ne cesse d’augmenter. Aussi, des associations d’usagers plaident pour que les industries agroalimentaires ou chimiques, principaux pollueurs, paient une partie de la note.
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De multiples polluants
Si les nitrates arrivent en tête, suivis des pesticides, viennent ensuite les métaux lourds (plomb, mercure, manganèse), les PFAS (substances chimiques persistantes issues de l’industrie chimique), et enfin le chlore, les bactéries et autres virus…
Le Monde de Jamy, lundi 27 octobre à 21h05 sur France 5