Le Meilleur Pâtissier (M6) – La dernière de Mercotte : « J’adorerais voir la cheffe pâtissière Noémie Honiat prendre la relève »

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:34
Marie ETCHEGOYEN/M6
INTERVIEW. La sémillante octogénaire délivrera ses derniers conseils ce soir, dans la finale. L’occasion de revenir sur cette aventure gourmande de 14 saisons !

Pourquoi avez-vous décidé de raccrocher votre tablier cette saison ? 

Mercotte : J’y réfléchissais depuis un moment. J’ai quand même un âge plus que certain, et, même si je m’amuse, c’est pour moi une question d’éthique et de décence. Il faut laisser la place aux jeunes et au renouveau. J’ai eu un petit déclic quand je me suis vue dans un des sketchs de la saison 13, déguisée en Japonaise, en gros plan à la télé. Un cauchemar ! Ça a conforté ma décision d’arrêter… 

Quelle a été la saveur de ces dernières agapes ? 

Elle était très douce… mais pas trop sucrée non plus : je suis contre ! (Rires) En vérité, j’ai vécu cette saison comme toutes les autres, je n’ai ni regret ni nostalgie. J’en garde un excellent souvenir : j’ai aimé le niveau homogène de tous les pâtissiers, qui se sont décarcassés. La finale a d’ailleurs été très partagée. Ça ne pouvait pas tomber mieux pour ma dernière ! 

La cerise sur le gâteau de la finale, ce sont les surprises qui vous ont été réservées… 

Mon Dieu, oui ! Le secret avait vraiment été très bien gardé. Je ne me suis doutée de rien. Alors, quand j’ai vu sortir de la tente les dix-sept pâtissiers, venus parfois de loin, j’étais très émue. Et lorsque Pierre Hermé a pris la parole, j’ai craqué… avec cet imbécile de Cyril Lignac qui se fichait de moi à côté. (Rires) Ensuite, sont arrivés mes enfants et mes dix petits-enfants. C’était génial…

Que retiendrez-vous de toutes ces années sous la tente ? 

Du plaisir ! Chaque printemps, je retrouvais toute l’équipe, qui est une grande famille, pour passer deux mois et demi en colonie de vacances, dans un château. J’ai adoré y rencontrer des gens passionnés. Je retiens aussi, bien sûr, ma collaboration avec Cyril. On forme un couple fusionnel, tous les deux. Cyril est comme mon cinquième enfant… 

Qui imaginez-vous pour vous succéder à ses côtés ? 

J’adorerais voir la cheffe pâtissière Noémie Honiat prendre la relève : elle est dynamique, excellente dans ses analyses. Bref, elle est parfaite. 

Quels ingrédients cette émission a-t-elle apportés à votre existence ? 

Grâce à elle, je suis partie en vadrouille, j’ai découvert plein de pâtisseries, côtoyé les chefs invités… Voilà pour l’aspect positif. Ce qui l’est peut-être un peu moins, c’est que l’on me reconnaît partout. Quand je visite un salon, j’ai même besoin d’avoir des gardes du corps ! 

Le Meilleur Pâtissier vous manquera-t-elle ? 

A priori, non, parce que je vis dans le présent et je vais toujours de l’avant. Mais comme on s’amuse beaucoup dans ce programme, je ne suis pas contre revenir en guest si la nouvelle formule le permet. Dans Le Meilleur Pâtissier El Djazairi, en revanche, je suis invitée à vie. Les Algériens, qui adorent les mamies gourmandes, m’aiment beaucoup ! (Rires) Et puis, j’ai aussi tourné pour M6 Le Grimoire de Mercotte, une nouvelle émission avec Norbert Tarayre et d’anciens candidats… 

Vous avez donc toujours du pain sur la planche… 

Tout à fait ! Même si j’arrête Le Meilleur Pâtissier, je continue pratiquement tout le reste : les festivals, les événements autour de la gastronomie, le jury dans l’école hôtelière de Lausanne. Je voyage, je fais plein de choses, j’ai une vie bien remplie… 

Le Meilleur Pâtissier, jeudi 11 décembre à 21.10 sur M6

Par
Katia de la Ballina