Auriez-vous pu refuser le rôle de complice ?
Max Boublil : Franchement, j’ai eu peur quand on me l’a proposé. Après, je me suis dit : "C’est mieux d’être le complice parce que t’as plus d’enjeux, il y a plus de choses à faire, c’est plus rigolo". Donc réfléchir comme ça, m’a plutôt conforté de le faire. J’étais même content de faire ça (rires), parce que le vrai jeu, c’est comme quand on joue au Loup-garou, c’est mieux d’être le loup. C’est plus rigolo, et c’est plus dangereux.
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Le fait d’être le seul à devoir assumer cette responsabilité de complice, ça n’a pas été trop de pression ?
Ouais, ça, c’était dur… Quand on me l’a proposé, j’ai dit : "Je vous en supplie, j’espère qu’il y en a d’autres". Et on m’a dit non (rires). Et là, je me suis dit : "Ça, c’est chaud". J’étais seul à assumer le truc et il a fallu être intelligent pour ne pas être grillé.
Aviez-vous des techniques justement ?
Le truc, ce n’était pas de saboter gros pour pas que ça se voit. Il ne fallait pas être fou sur le sabotage, sinon c’était grillé. Mon truc, c’était de m’auto-convaincre déjà que j’étais comme eux (rires), que ce n’était pas moi le complice. Au début, j’avais très peur et puis finalement ce sentiment passe même s’il y avait beaucoup de moments où on était tous ensemble. C’est-à-dire que même quand on ne tournait pas, quand on se retrouvait au resto, qu’on rigolait, parce qu’il y avait vraiment une bonne ambiance et tout, il y en a qui continuaient à chercher, donc ils te faisaient jurer (rires). On m’a dit : "Regarde-moi dans les yeux, et dis-moi que c’est pas toi". Il fallait vraiment tenir (rires). Donc en réalité, ce n’était pas si facile, mais je m’auto-persuadais et finalement, ça a très bien tenu. Personne n’a fait semblant de ne pas le découvrir et m’a fait couvert. C’est impossible.
Vous êtes-vous parfois senti en danger ?
Non, pas du tout. Je suis trop persuadé que ce n’était pas moi (rires). Et je leur ai dit franchement que si ça avait été moi, ça se serait vu tout de suite et que la prod ne m’aurait de toute façon pas proposé ce rôle-là. Je leur mens vraiment au visage à tous (rires), en les regardant droit dans les yeux et je leur mens tout le temps.
Avez-vous culpabiliser à l’idée de mentir autant ?
Non, parce qu’à partir du moment où tu acceptes que c’est un jeu, c’est comme si tu faisais une partie de Loup-garou. C’est le jeu, c’est les règles du jeu. Tu mens jusqu’au bout, tu tiens ton truc. Sachez que je dormais très bien (rires).
Valérie Damidot a assuré à plusieurs reprises qu’il était impossible que vous soyez le complice. Ça vous a vexé les arguments qu’elle a utilisés ?
Un peu mais du coup, j’ai été encore plus content de lui mentir droit dans les pattes, dans les yeux, et de lui dire : "Mais oui, t’as raison, bien sûr que ce n’est pas moi. Bien sûr que je suis trop lent. Bien sûr, c’était parfait, continue". C’était jubilatoire !
Vous en avez parlé après le tournage ?
En réalité, j’avais peur qu’elle le prenne mal, parce qu’on avait un groupe avec Arnaud, sa femme, Valérie, Cartman et moi et elle me disait : "Franchement, si c’est un de nous, on n’est plus potes, on n’est plus jamais potes". Et à la fin, elle a compris que c’était un jeu et que je n’avais pas d’autre choix que de mentir.
Comment avez-vous vécu ce double-jeu ?
J’étais sûr que j’allais pouvoir garder cette couverture longtemps mais j’avais peur du confessionnal, parce que le mien était dans une pièce à part, donc j’avais peur de me faire griller. Et j’avais aussi peur parce qu’on était près du décor. Parfois, j’avais peur qu’ils entendent ce que je disais dans le confessionnal. Et l’autre truc qui me faisait peur, c’est que des candidats virés qui restent un peu autour du plateau commencent à parler aux autres. Mais ma couverture et mentir droit dans les yeux, je savais le faire, donc je n’avais pas peur de ça (rires).
Laurent Ruquier qui a remporté Les Traîtres sur M6, vous a-t-il donné des conseils pour votre rôle de complice ?
On a bien ri ! Il me disait : "Enfoiré !". Parce qu’il me voyait faire avec les autres, même hors caméra, en train de leur mentir droit dans les yeux et il m’a dit que j’étais vraiment un énorme s*lopard (rires). En termes de conseils, il m’a dit : "Joue simple. Il ne faut pas faire grand chose". Et je me suis dit : "C’est vrai, mais c’est comme l’acting. Plus tu arrives à être naturel en faisant le moins possible, plus tu es juste". Et là, forcément, c’est pareil, il ne faut pas en faire beaucoup. Il faut être un peu passe partout. J’ai beaucoup aimé l’ambiance du jeu, je trouve que c’est un programme dans lequel il y a beaucoup de comédie et c’est ça qui est sympa.
Rendez-cous ce vendredi 18 octobre à 21h10 sur TF1 pour de nouveaux épisodes du Maître du jeu.