Comment avez-vous été approché pour participer au Maître du jeu ?
Jeanfi Janssens : Il y a longtemps déjà que l’on m’a approché parce que ça fait un moment que le projet était dans les tuyaux. On me l’avait présenté il y a à peu près un an. C’était un peu nébuleux parce que je ne comprenais pas (rires). C’était un nouveau concept, donc je pense que les règles n’étaient pas aussi établies que le jeu que l’on voit maintenant. Je comprenais que c’était un jeu d’adversité et je n’avais pas trop envie parce que j’avais l’impression que ça me mettrait un peu mal. En tout cas, je trouve que la vie est suffisamment compliquée pour s’imposer des contraintes ou des manques de nourriture, de survivance (rires). Quand on m’a représenté le projet, presque un an après, avec des règles beaucoup plus précises et puis une stratégie bien définie sur les enjeux du lieu, je me suis dit : ‘Tiens, ça peut être pas mal’. Parce qu’en plus, je trouvais que c’était présenté de façon positive. On ne jouait pas les uns contre les autres, on jouait les uns avec les autres. C’est comme ça que ça m’a été présenté.
Vous êtes proche de Laurent Ruquier. Le fait qu’il anime l’émission a-t-il fini de vous convaincre ?
Oui, ça a fini de me rassurer. Là, je me suis dit : "C’est un truc en famille". Le fait que Laurent m’annonce qu’il allait sûrement animer le jeu m’a beaucoup rassuré et a fait pencher mon oui dans la balance. Ça légitimait le jeu à mes yeux, parce qu’en plus, je connais la valeur que Laurent a pour le travail. Je connais le sérieux de Laurent, je connais son côté juste parce qu’il ne supporte justement pas l’injustice. Et quand Max m’a dit : ‘Bah, on me la propose aussi’. Je me suis dit : ‘Mais c’est une histoire de copains, ce truc’. Donc, le côté colonie de vacances, ça m’a bien plu.
Comment avez-vous vécu le fait que l’on doute de vous ?
Quand on se retrouve tous les deux à la fin avec Chantal, à la cérémonie des soupçons, c’était mauvais signe. D’ailleurs, Chantal m’a glissé dans l’oreille à ce à ce moment-là, je sais pas si ça s’entend à la caméra, mais elle m’a dit : "Ça veut dire qu’on nous aime pas". De mon côté, je me suis dit que depuis le début, j’ai été gentil, j’ai été moi-même et ça me retombe dessus/ Donc je me suis dit que ça voulait bien dire qu’il y avait des gens vicieux en face de moi qui essayaient d’éliminer les plus gentils. Parce que je le vais dire : on était les plus gentils avec Chantal à ce moment-là. Pour moi, c’est le vice qui attaque la vertu (rires).
Vous aviez des doutes sur Max ?
À ce moment-là, j’ai eu un doute sur Max et je me suis rappelé qu’en fait, il avait toujours eu des explications ubuesques ou qu’il nous avait emmené sur des pistes auxquelles personne n’avait pensé (rires). Mais après, ça va tellement bien avec son personnage d’ado attardé, comme il s’appelle toujours, qu’on peut dire que c’est cohérent avec ce qu’il est. Mais je me suis dit que là, c’était peut-être un peu trop par rapport à ce qu’il fait d’habitude. Je doutais aussi de Frédéric Diefenthal, qui était lui, beaucoup plus isolé… Les doutes que les autres avaient sur moi, je pense que c’est dû au fait que je suis parti plusieurs fois en interviews et ça correspondait à peu près au moment où on a annoncé qu’il y avait un complice dans le jeu (rires). Je n’aurais pas pu être complice, je suis trop angoissé pour ça, je n’aurais pas supporté la pression.
Pas trop déçu de partir le premier ?
Il y a d’abord une petite blessure d’orgueil, comme quand on se fait larguer (rires). Je me suis dit : "On m’a largué comme une m*rde, alors que j’ai été gentil, j’ai tout donné à mon couple". Mais j’ai peut-être été trop gentil, j’aurais peut-être dû adopter une stratégie de jeu… Et moi, j’ai peut-être trop joué sur le côté "On se connaît, c’est vacances et on va trouver la solution tous ensemble". J’ai trop attendu du collectif alors qu’il y avait quand même une part d’individualité à la remplir. C’était un peu frustrant et puis finalement, on se dit que ce n’est qu’un jeu.
Outre dans Le Maître du jeu, on peut bientôt vous retrouver sur scène ?
C’est gentil de le demander ! Je suis actuellement en tournée dans toute la France, mais on me retrouvera avec mon spectacle "Tombé du ciel" du 20 au 31 décembre 2024, à la Comédie des Champs-Elysées, à Paris.