Pour la première fois, M6 a proposé aux chefs de participer à la guerre des restos, la fameuse épreuve où les candidats ont 48 heures pour ouvrir un établissement, en concevoir le menu et la décoration. Étiez-vous prêt à vivre ça ?
Glenn Viel : Je me suis d’abord demandé si nous en étions capables. Nous n’avons plus cette jeunesse dont jouissent les candidats. Ce n’était pas évident, dans le sens où ça représente une véritable mise en danger pour nous. À titre plus personnel, je ne suis pas un homme de concours. Moi, j’aime bien travailler tranquillement, dans mon établissement, sans heurts… Deux jours pour ouvrir un restaurant, personne n’imagine à quel point c’est compliqué. Alors, nous y sommes allés, mais nous n’étions pas très sereins.
Comment vous êtes-vous réparti les tâches ?
J’ai commencé en cuisine pendant que Philippe (Etchebest, ndlr) était en salle. Puis on a inversé les rôles. Ensuite, Paul (Pairet) et moi sommes allés faire les achats. C’était assez drôle parce que je peux vous dire qu’on a couru comme jamais.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour vous ?
Trouver ses marques dans un établissement qui n’est pas le vôtre est assez déstabilisant. C’est impossible à réaliser en deux jours. Il a fallu que je sois performant tout en m’entendant avec mes partenaires. Il faut s’écouter. Je suis le plus jeune et le dernier arrivé dans Top Chef, donc je me suis mis un peu plus en retrait pour qu’on ne soit pas trop nombreux à prendre des décisions. Au final, ça a plutôt pas mal fonctionné ! En tout cas, il n’y a pas eu de bagarre !
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Quelle « couleur » avez-vous souhaité donner à votre restaurant ?
On est partis sur du « simple », mais bien fait. On ne s’est pas fourvoyés… Mais je ne vous en dirai pas plus.
Quelle tête ont fait les candidats quand ils ont vu que vous faisiez partie de leurs adversaires ?
Ça leur a fait bizarre, même s’ils n’avaient pas grand-chose à perdre, contrairement à nous, qui risquions d’y laisser, en cas de recalage, un peu de notre fierté ! (Rires) Pour eux, c’était quand même plus facile que pour nous. Ils étaient galvanisés par l’épreuve… On s’est dit qu’on allait se faire manger tout cru !
C’est votre deuxième participation en tant que juré de Top Chef. Vous sentez-vous plus à l’aise ?
Je me sentais déjà bien l’an passé. Certains me trouvent plus détendu cette saison. Pourtant, l’accueil qu’on m’a réservé l’année dernière a été tellement bienveillant que je n’ai pas cette impression. Tant mieux si c’est ce que le public perçoit. Je ne suis pas un garçon difficile, vous savez !
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Avez-vous senti un effet « avant-après » Top Chef ?
L’émission a donné une visibilité supplémentaire à l’établissement où je travaille (L’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence), mais dans mon quotidien, rien n’a vraiment changé. Je vis à la campagne, et aucun sanglier ne m’a encore arrêté pour me demander un autographe ! En revanche, sous forme d’humour, j’ai reçu des demandes en mariage !
Top chef, mercredi 3 mai à 21h10 sur M6
INTERVIEW ADELINE QUITTOT