Le mercredi 1er mars dernier, M6 lançait sa 14e saison de Top Chef. Une émission à laquelle prend toujours goût Philippe Etchebest, membre incontournable du jury du concours culinaire depuis 2015. Un rôle dans lequel est toujours autant épanoui le chef étoilé, lui qui ne pensait pas rester aussi longtemps dans le programme : "Au début, j’avais pris Top Chef comme une récréation. Je m’étais dit : « Ça va durer un an ou deux. »", confie-t-il lors d’un entretien pour le quotidien belge La Libre. "C’est important d’avoir toujours cette envie, ce plaisir. La surprise est toujours au rendez-vous. Notamment en ce qui concerne les nouveaux candidats chaque saison."
Cette année, le concours culinaire est soumis à de nombreux changements, ce qui est loin de déplaire à Philippe Etchebest : "Cette saison est différente par les épreuves données, la mécanique et les thématiques. Ça crée de la nouveauté pour les téléspectateurs mais aussi pour nous. Ça nous motive davantage. On a besoin de ce renouveau pour ne pas tomber dans la routine. Parfois, c’est bon de se remettre en question."
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Parmi ces thématiques figure notamment une épreuve obligeant les candidats à allier gastronomie et économie. L’occasion pour Philippe Etchebest de, selon ses dires, "remettre l’église au centre de village", en raison des prix indiqués dans l’émission en comparaison avec les plats que l’on peut retrouver en restaurant : "Il ne faut pas faire d’amalgames. Dans Top Chef, on a demandé aux candidats de sortir un plat gastronomique à moindre coût. Ce n’est pas représentatif de la réalité des restaurants. Dans Top Chef, on s’arrête juste au produit. Dans la vraie vie, on tient en compte tout ce qu’il y a derrière comme les coûts fixes, les investissements et la main-d’œuvre. Il ne faut pas penser qu’on est des voleurs ou qu’on entube les gens parce qu’on propose des plats plus chers dans nos restaurants. Je le précise parce que les raccourcis font parfois peur."
À voir donc quel candidat parviendra à se distinguer cette saison, tandis que Philippe Etchebest arrive toujours à être surpris par les participants : "Ils arrivent plus aguerris à chaque fois parce qu’ils suivent Top Chef depuis des années et ils sont préparés, affûtés." Et pour choisir les membres de sa célèbre brigade bleue, le chef n’a pas de secret, si ce n’est de se fier à son instinct : "C’est compliqué de choisir suite à la première épreuve parce qu’ils n’ont pas encore les automatismes de la compétition. Ils peuvent se louper alors qu’ils ont un gros potentiel. Moi, personnellement, j’y vais au feeling. Je ne cherche pas à avoir un candidat dont la cuisine se rapproche de la mienne. Je cherche la diversité et la jeunesse. C’est ce que reflètent souvent mes brigades. J’ai toujours aimé avoir de jeunes candidats parce que j’adore former et transmettre. Pour moi, c’est un challenge dans le challenge."
N.O