A quoi ressemble votre emploi du temps, désormais ?
Laurent Ruquier : Il est devenu un peu compliqué, puisque j’ai deux grosses émissions à mener en parallèle, Les Grosses Têtes sur RTL, de 15 h 30 à 18 h, et Le 20 h de Ruquier pour BFM TV. Le matin, je me lève à 5 h 30. Je lis tous les journaux à fond pour y trouver matière, autant pour les questions des Grosses Têtes, que j’enregistre en début d’aprèsmidi, que pour les sujets du soir sur BFM TV. Dans la matinée, j’échange régulièrement avec Marco (Marc-Olivier Fogiel, directeur général de BFM TV et nouveau patron de Laurent Ruquier, ndlr) sur le sommaire de l’émission à venir.
Échangez-vous aussi beaucoup avec votre partenaire de jeu à l’antenne, Julie Hammett ?
Pas tant que cela, car elle a aussi son émission, Le Grand Format (21 h-22 h) à préparer. On travaille en parallèle.
À lire également
Parmi vos invités, en première semaine, on a vu Michel Sardou, Aymeric Caron ou encore Léa Salamé, avec qui vous avez travaillé… Est-ce que vous intervenez beaucoup et ouvrez votre carnet d’adresses pour pimenter votre émission ?
Pour Aymeric, ce n’est pas venu de moi, mais de la rédaction. Il était tout à fait légitime, puisqu’il venait réagir sur l’actualité, et notamment sur les images choquantes d’abattages de porcs dans des élevages industriels. Pour Léa, c’est vrai, j’ai eu l’idée, sachant qu’elle avait beaucoup d’admiration pour Jean-Pierre Elkabbach, qui venait de disparaître. Et moi, moins. Du coup, c’était l’occasion de se retrouver et de tourner la page ( Laurent Ruquier et Léa Salamé étaient « en froid » depuis l’arrêt d’On est en direct, sur France 2, remplacé par Quelle époque !).
Avez-vous l’impression que, sur BFM TV, vous devez changer de ton, de style d’animation et de vous réfréner lorsque l’actualité est lourde ?
Pas tant que cela. Surtout, je n’ai aucune frustration. S’il le faut, j’ai toujours Les Grosses Têtes pour balancer des vannes. Les deux exercices sont très différents, mais on ne me changera pas, et Marc-Olivier Fogiel m’a fait venir sur BFM TV pour ça, pour mon humeur et ma façon de réagir. Mais je sais être sérieux quand c’est nécessaire.
À lire également
L’intérêt du 20 h de Ruquier, c’est la promesse du « je » que vous y mettez, vos commentaires, votre ressenti…
C’est nouveau sur une chaîne d’information, en particulier sur BFM TV, mais Marc-Olivier Fogiel avait envie de ça. L’émission me ressemble forcément, mais j’ai un double défi : conserver ceux qui venaient sur la chaîne à cet horaire pour s’informer, et faire venir sur BFM TV ceux qui m’aiment bien. Et ce n’est pas évident. Si on se fie au microcosme de la télé, on peut vite avoir l’impression que tout le monde sait que j’ai quitté France 2 pour BFM TV, mais quand je prends un taxi à Paris, il n’y a pas un chauffeur qui sait où je suis aujourd’hui. J’ai déjà une supportrice : Maryse (la femme de Philippe Gildas). Elle m’a envoyé un message pour me dire que, grâce à moi, elle avait arrêté de visionner les journaux télévisés de 20 h, pour me regarder. Encourageant, non ?
Le 20h de Ruquier, du lundi au jeudi sur BFM TV
FRÉDÉRICK RAPILLY