L’Anneau (France 2) – Laurent Luyat :  » Je vais me souvenir de cette émission toute ma vie ! »

Mis à jour le 13 janvier 2026 à 15:30
©François Lefebvre - 2P2L - France Télévisions
INTERVIEW. Figure emblématique des événements sportifs sur France Télévisions, le journaliste est la tête d’un nouveau jeu d’aventure ambitieux. Pour son plus grand bonheur. 

L’Anneau – Qui en sortira vainqueur ? va voir treize candidats s’affronter à 2 500 m d’altitude, pour tenter de remporter 100 000 €. Nous n’avons pas l’habitude de vous voir présenter une émission dans de telles conditions. Comment avez-vous réagi lorsqu’on vous a proposé ce programme ? 

Laurent Luyat : Je connais un peu la montagne, je suis grenoblois, quand même ! (Rires) Quand j’ai vu le concept, que c’était une création française originale, j’ai été tout de suite séduit. Je n’avais absolument aucune réticence. Ça a été une toute nouvelle aventure pour moi. Après tout ce que j’ai vécu, arriver à faire autre chose, c’est une chance inouïe. 

L’aventure semble vous avoir beaucoup emballé… 

C’est vrai que c’était extraordinaire. J’ai eu la chance de couvrir beaucoup d’événements. Mais, franchement, je pense que je vais me souvenir de cette émission toute ma vie ! C’est la première fois que l’on fait un jeu d’aventure comme ça, avec toutes les valeurs du service public, c’est-à-dire l’esprit d’équipe, le dépassement de soi, la solidarité… L’humain a été vraiment très important. Avec, en même temps, les codes qui sont indispensables pour pimenter tout ça, comme les éliminations et les alliances. 

Avez-vous eu du mal à trouver vos repères, vous qui êtes plutôt un habitué du direct en plateau ? 

J’ai toujours l’habitude de regarder une caméra et de parler aux télé spectateurs, c’est mon métier. Là, les trois quarts du temps, si ce n’est plus, je ne regarde jamais l’objectif. Je m’adresse toujours aux candidats, sauf quand je donne une petite information. Le premier jour, le réalisateur me disait : « Ne regarde pas ta caméra ! » Ça a été des petits automatismes à prendre, mais qui sont rentrés très vite. De toute façon, on se fait happer par l’ambiance, donc je me suis totalement imprégné de ce format. 

Vous avez dû, en plus, faire face à des conditions de tournage difficiles… 

Effectivement, ça n’a pas toujours été simple, parce que lorsqu’il fait -10 °C, vous avez les jambes qui tremblent pendant que vous animez, ce qui n’est pas du tout évident ! J’avais quand même des chaufferettes partout, dans les chaussures, les gants, à la ceinture. Mais moi, j’étais heureux, parce que c’était ce que l’on m’avait vendu : des conditions extrêmes, à 2 500 mètres d’altitude, dans le Mercantour. 

Qu’avez-vous pensé du casting ? 

On a la chance d’avoir des candidats exceptionnels. Ce sont treize anonymes qui ont vécu, je pense, la plus belle aventure de leur vie. En plus, ils sont tous différents, du coach sportif à l’adepte du canapé. Mais tous avaient une ambition : celle de se prouver à eux-mêmes qu’ils étaient capables de dépasser leurs limites. Ils étaient donc hyper motivés ! 

Était-ce compliqué, pour vous, de garder vos distances avec les participants, lorsque vous les voyiez en grande difficulté ? 

Parfois, je suis en empathie. Quand des candidats viennent près de moi en larmes parce que l’un d’entre eux les quitte, je suis avec eux, sans me forcer. Je gardais mes distances quand il fallait que j’explique les règles du jeu, que je commente le déroulement, le verdict… Parce que si je vais au-delà de mes fonctions, j’ai l’impression de faire partie de leur groupe ! 

L’Anneau, mardi 30 décembre à 21h15 sur France 2

Par
Benoît Lesueur