Vous avez entamé votre 4e saison aux commandes de La Grande Librairie. Comment avez-vous abordé cette rentrée ?
Augustin Trapenard : Avec beaucoup de joie. Après trois saisons, j’ai pris mes marques et apporté une touche personnelle à ce programme, qui est une institution du service publique. Et puis, une rentrée littéraire, pour quelqu’un qui interviewe des écrivains, c’est toujours un grand bonheur, car il faut savoir qu’entre fin août et fin septembre, sortent plus de 480 livres ! C’est merveilleux de témoigner de cette richesse-là.
Ce soir, l’émission est consacrée à la façon dont les classiques ont influencé les lecteurs et les auteurs. Quel est votre « classique » préféré ?
Les Hauts de Hurlevent, d’Emily Brontë, grand roman du XIXe siècle, à la lisière entre le romantisme et l’ère victorienne. Je l’ai lu une bonne dizaine de fois, car j’en ai fait le sujet de mes études. C’est, pour moi, ce qui se rapproche le plus d’un chef-d’oeuvre, et c’est la plus grande histoire d’amour de tous les temps.
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Vous lisez entre cinq et six livres par semaine. Comment vous organisez-vous ?
D’abord, je lis tous les livres de mes invités. Il serait inenvisageable, pour moi, de recevoir un auteur sans avoir lu son ouvrage. Je lis le mercredi matin et le lundi, le mardi, le jeudi et le samedi toute la journée, de 8 h à 21 h. C’est une forme de sacerdoce, c’est vrai, mais j’aime ça.
La Grande Librairie consacre toujours une pastille aux recommandations des libraires indépendants. C’est important, pour vous ?
Oui, de la même manière qu’il est essentiel de s’adresser à tous les téléspectateurs simplement, et de faire exister toutes les formes de littérature. Beaucoup de libraires ferment, et ça pose une question intéressante : quels centres-villes veut-on pour demain ? Veut-on des villes sans boucherie, sans boulangerie, sans librairie ? Non. En France, un livre neuf est au même prix partout, donc autant faire travailler un libraire indépendant qui saura, en plus, vous conseiller avec plaisir !
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Vous avez rejoint RTL pour y présenter une chronique dans RTL Matin chaque vendredi, et Variétés, où vous échangez avec un artiste tous les samedis, entre 13h30 et 14h30. Quel accueil y avez-vous reçu ?
Je crois que je n’ai jamais été reçu avec autant d’enthousiasme, de joie et de bienveillance. C’est une chaîne historique moins anxiogène que les autres, et où la fantaisie, la bonne humeur et le rythme me conviennent. Et c’est la chaîne qu’écoutaient mes parents. Je reçois, maintenant, des appels de mon père pour me faire des retours ! (Rires)
Quelle personnalité aimeriez-vous recevoir à la télévision ou à la radio ?
Joni Mitchell, chanteuse canadienne, dont je suis absolument fan. Elle a bercé mon enfance et mon adolescence, et j’ai une addiction à son album Blue. Je me suis d’ailleurs fait tatouer toutes les paroles du titre A Case of You sur le bras.
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Avez-vous du temps pour d’autres activités ?
Oui ! Depuis huit ans, je suis le parrain de l’association Bibliothèque sans frontières, avec laquelle je pars en France et dans le monde entier pour promouvoir la lecture auprès de populations vulnérables. Le reste de mon temps ? Je le consacre à ma famille !
La Grande Librairie, mercredi 1er octobre à 21h05 sur France 5