Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Marc, j’ai 29 ans. Qu’est-ce que je peux dire de plus ? Rien.
Pourquoi avoir choisi le nom de scène "Markobi" ?
Je m’appelle Marc Bittar. C’est juste Marc avec le début de mon nom de famille. Marc Bi, mais c’est dur à prononcer. En plus, ça fait connoté et du coup, c’est juste Marc Bi avec un "o" de liaison pour que ça ne soit pas dur à prononcer. C’est bizarre mais c’est aussi simple que ça. C’était mon pseudo sur Snapchat. Je me suis dit "Ça sonne bien". J’ai demandé à quelques copines, parce que je faisais plus confiance aux copines que aux copains (rires). Elles m’ont dit "C’est mignon, ça se retient facilement", du coup, je leur ai fait confiance.
Depuis combien de temps pratiquez-vous la magie ?
Ça fait un peu boulangerie dit comme ça (rires), mais ça fait depuis à peu près dix ans et depuis toujours pour les intimes. En gros, j’ai commencé pour de vrai avec un tuto sur YouTube quand j’avais 18 ans. Un tuto qui s’appelait "magie gratuit". C’était un petit gars de 13 ans qui expliquait des tours. Sinon, les premiers tours que j’ai appris, j’avais 7-8 ans. C’était sur la plage quand j’étais petit, c’est un cousin qui m’a appris des tours, mais il n’était pas magicien, c’était juste comme ça.
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On peut dire que vous êtes autodidacte ?
Oui, on peut dire ça.
Est-ce que vous avez toujours voulu en faire votre métier ?
Non, ce n’était pas du tout mon rêve. Tous mes rêves, ça n’a rien à voir avec la magie. Du coup, on va dire que c’est mon taf… C’était quoi la question déjà ? Est-ce que j’ai toujours voulu faire ça ? Non, je ne me disais rien. Je ne me projetais pas, je kiffais juste et puis c’est venu.
Vous jouez un personnage un peu barré comme c’est le cas dans cette interview. C’est le cas dans toutes vos prestations ou juste pour La France a un incroyable talent ?
Non, c’est tout le temps. Plus ou moins, selon les moments, c’est un peu comme la pizza du chef dans le restaurant. Selon le jour, je mets un œuf ou pas ou du sel ou pas. Je m’en fous un peu en fonction de l’humeur. Je suis comme ça, plus ou moins. Ce n’est pas juste pour l’émission, non. Je vais faire l’émission pareil que d’hab.
Justement, qu’est-ce que vous attendiez en participant à La France a un incroyable talent, en sachant que vous êtes déjà connu puisque vous êtes champion du monde de magie ?
Je suis connu ? Ce n’est pas entièrement vrai parce que c’est surtout chez les magiciens. C’est eux qui sont venus me contacter cette année. Il n’y a pas vraiment de pourquoi, du coup.
Mais pourquoi avoir accepté alors ?
Parce que c’est marrant quand même et pour que vous vous mariez. Pour que tout le monde voit la magie et que tout le monde kiffe en famille, tout le corps dans la main devant l’émission.
Eric Antoine a-t-il participé à cette prise de contact ?
Non, je ne crois pas. Je ne suis pas sûr qu’il me connaissait. Il a dû me connaître vite fait avant. Peut-être qu’il a vu la vidéo du championnat du monde de magie… Peut-être mais on ne s’était jamais contactés. Je ne le connaissais pas.
Comment définiriez-vous votre magie ?
Justement, je ne la définirais pas. Je n’aime pas travailler. Justement, définir, ça voudrait dire qu’il y a des règles. Comme je n’aime pas les règles, du coup, il n’y a pas vraiment de définition mais pour vous faire plaisir, je pourrais dire : liberté. C’est un joli mot.
Que pensez-vous d’Eric Antoine en tant que magicien ?
Top. Déjà, il a régalé… Comment dire ? Je vais dire, il a régalé tout le monde. C’est un peu le père de famille de la grande maison de la magie en France. Je sais que c’est très mal dit, mais en gros, il a mis tout le monde en avant et en en plus, il est bon dans ce qu’il fait. Il est marrant, il est très bon dans le créneau qu’il a choisi.
Comment vos prestations sont-elles perçues par votre public ?
Je module comme un DJ un petit peu… Je ne suis pas un DJ, encore une fois, mais j’augmente le son, le contraste… comme une image. On peut augmenter les ondes, la luminosité, tous les paramètres. Je fais ça avec "ce personnage" et en fonction des situations, je vais l’adapter un peu… Je suis un peu un caméléon à ce niveau-là. Par exemple, si je tombe sur un groupe de vieillards qui n’entendent rien, je vais venir hyper traditionnellement et dès qu’ils auront compris que je suis là, après, je fais ce que je veux. Selon le contexte, la manière dont je viens, la manière dont je pars et le milieu, ça peut changer l’ordre. Mais grosso modo, quand je suis content et que tout le monde est content, je fais ce que je veux.
Rendez-vous ce mardi 7 novembre, à 21h10, sur M6 dans La France a un incroyable talent.