La France a un incroyable talent (M6) – Hélène Ségara : « Cette émission est devenue un label de qualité »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:28
Thomas BRAUT / M6
INTERVIEW. Jamais lassée, Hélène Ségara, alors qu’elle débute sa onzième saison dans le jury, promet encore plus de spectacle pour cette 20e édition anniversaire de La France a un incroyable talent.

Comment vous expliquez-vous la longévité d’un tel programme, aujourd’hui, à la télévision ? 

Hélène Ségara : Je pense que le terme « populaire », que l’on a galvaudé, a maintenant repris toutes ses lettres de noblesse. Il s’est passé quelque chose, avec ce programme, dans tous les pays ! C’est devenu l’une des rares scènes ouvertes pour tous ces artistes qui n’avaient plus de tremplin. Et, surtout, c’est un label de qualité, parce qu’il y a énormément de talents qui en sont sortis. Moi qui voyage beaucoup, il n’y a pas un endroit au monde où l’on ne connaît pas cette émission. 

Vous qui y êtes présente depuis maintenant dix ans, comment jugez-vous l’évolution des numéros proposés par les artistes ? 

Justement, comme c’est devenu un label de qualité, ainsi qu’un tremplin de carrière, les artistes s’imposent à eux-mêmes un niveau très exigeant. Je trouve que l’on s’améliore, que l’on va vers la créativité et la recherche de nouveautés. 

Comment décririez-vous cette saison anniversaire ? 

Elle est pétillante et pleine d’humour ! D’ailleurs, même si nous n’avons pas énormément d’humoristes, dans chaque numéro de cette année, je les trouvais vraiment tordants ! 

Avec Éric Antoine, vous employez souvent le terme de « famille » pour évoquer votre rapport à l’émission. Quelle place avez-vous dans la famille de La France a un incroyable talent ? 

Éric dit, entre autres, que je suis entre sa mère et sa grande soeur ! Je pense que je suis un peu ça, c’est-à-dire que je ne cherche pas à être dans le contrôle ou dans le jugement. Et ce n’est pas facile, parce que justement, je suis une jurée. J’essaie de comprendre la démarche à chaque fois, même quand je buzze et que je n’aime pas. C’est compliqué, le positionnement que l’on peut avoir dans ces moments-là ! 

C’est ça qui est le plus difficile dans votre rôle de jurée ? 

Oui, parce qu’en plus, il ne faut pas oublier une chose, c’est que nos goûts personnels, nos émotions et nos sensibilités interfèrent. Compte tenue de tous ces paramètres, le regard change. Mon prisme n’est pas celui d’ Éric Antoine, ni celui de  Marianne James ou de Sugar Sammy. Par exemple, Sammy, lui, va aller chercher la perfection. Alors que moi, même s’il y a une petite faille, j’essaie de voir le potentiel qu’il y a derrière. Ça peut ne pas être encore au point, mais grâce à tous les moyens qu’on va leur donner, comme les coachs, les décors ou la mise en scène, ils vont forcément s’améliorer pour proposer une meilleure performance. 

Selon vous, quelles sont les qualités nécessaires pour faire partie du jury de ce programme ? 

Il faut être doté de sensibilité, de bienveillance et du sens de la précision. C’est-à-dire être capable d’analyser ce qui n’est pas encore abouti et ce qui l’est. Mais nous ne sommes pas parfaits et nous n’avons pas toujours la légitimité, dans certaines disciplines, pour dire que notre jugement est forcément le bon. 

La France a un incroyable talent, mercredi 14 octobre à 21h10 sur M6

Par
Benoît Lesueur