"La direction du Festival international de Carthage annonce qu’il a été décidé de déprogrammer le concert d’Hélène Ségara dans le cadre de la 59e édition du festival.
Elle réaffirme son attachement à la position constante de la Tunisie en faveur du peuple palestinien frère, pour la restitution de l’intégralité de ses droits et l’établissement de son État indépendant, avec Jérusalem comme capitale", a-t-on pu lire sur Instagram. Et le communiqué de préciser : "La direction du festival a veillé à ce que cette édition comporte des spectacles en soutien à la Palestine et à son peuple, en hommage à leur résistance, à leur lutte, et en défense de leur droit à la vie et à la liberté".
Hélène Ségara prend la parole pour laver son honneur
Suite à cette déclaration, Hélène Ségara a décidé de prendre la parole afin de rétablir sa vérité. "Merci de prendre le temps de lire mon nouveau post", a-t-elle d’abord écrit en story Instagram. Et d’indiquer en légende des nombreuses slides de sa publication : "Ceci est un droit de réponse à des propos graves et insultants à mon égard et surtout totalement infondés. Carthage Festival, merci d’être plus attentif aux personnes qui collaborent avec vous et qui se permettent d’annoncer un artiste sans avoir le moindre contrat. Quand aux personnes qui m’ont salie et insultée toute la journée, je pardonne votre ignorance et votre haine car mon histoire avec la Tunisie est bien plus belle que vos immondes propos… Je remets votre haine entre les mains de Dieu".
Elle assure ne pas avoir signé de contrat
Après l’annonce faite par le Festival international de Carthage, Hélène Ségara a donc tenu à s’exprimer publiquement. Dans son long message, la chanteuse dénonce ce qu’elle qualifie de "scandale infondé" et revient sur les événements qui ont mené à cette controverse. "Je prends la parole ce soir afin de dénoncer certains faits importants", commence-t-elle. L’artiste assure n’avoir jamais confirmé sa participation à cette 59e édition du festival en Tunisie, malgré une communication officielle du festival annonçant sa présence. Elle révèle que son secrétariat a été approché par un certain Yannick Le Goff, "Directeur / Manager de la SAS Shows And Co et avec lequel je n’ai jamais collaboré durant toute ma carrière. Ce monsieur nous a sollicité pour un spectacle au festival de Carthage en Tunisie".
L’interprète de Il y a trop de gens qui t’aiment explique qu’elle a alors proposé que ce contact se rapproche de son équipe technique, mais que, très occupée par les tournages quotidiens de l’émission La France a un incroyable talent, elle n’a pas pu suivre l’affaire de près. Jusqu’à ce qu’elle découvre, par surprise, que sa venue avait été annoncée publiquement : "J’ai appris à ma grande surprise que ma venue à ce festival était annoncée médiatiquement et notamment avec une belle affiche, sans même que j’aie signé le moindre contrat !". Quelques jours plus tard, elle découvre que cette participation a été annulée par les organisateurs, avec un motif qui l’indigne : "J’ai appris que ma venue (fictive) avait été annulée par le festival suite à des pressions me taxant de sioniste…".
La chanteuse appelle à la paix
Depuis, Hélène Ségara dit faire face à une vague d’insultes sur les réseaux sociaux : "Alors que je travaillais, mes réseaux sociaux étaient saturés de messages d’insultes et l’AFP a tenté de me contacter afin d’en savoir plus sur ce scandale infondé…". L’artiste refuse de se laisser abattre par ce qu’elle considère comme une injustice : "C’est ainsi qu’on détruit un monde. Je n’ai rien à prouver à des crétins qui jugent sans savoir et préfèrent distiller la haine plutôt que la paix. Votre attitude contribue à nous diviser là où nous pourrions être frères".
Elle rappelle également son engagement humanitaire de longue date : "Mon cœur n’a pas de frontières. J’ai parcouru le désert marocain pour apporter du matériel médical. J’ai parcouru la jungle laotienne en acheminant du matériel scolaire à des enfants qui n’avaient rien. (…) En 30 ans de carrière, j’ai aidé des centaines d’associations et il ne se passe pas une année sans que je lève des fonds pour aider ceux qui en ont besoin".
Dans un plaidoyer pour la tolérance et la paix, elle conclut : "Je ne roule pour personne et encore moins pour l’ignominie. (…) Je suis venue plusieurs fois en Tunisie où j’ai chanté en arabe et où le public m’a toujours accueillie de manière merveilleuse. Je n’ai jamais joué le jeu de la haine, jamais accepté d’être instrumentalisée ou politisée. (…) Je suis une humaine et je ne plierai pas devant vos clivages hystérisés".