Koh-Lanta (TF1) – Léa gagnante de l’édition 2024 nous livre son ressenti : « Je suis encore sur mon nuage »

Publié le 5 juin 2024 à 13:00
A.ISSOCK / ALP / TF1
Elle l'a fait ! Alors que nombreux étaient à ne pas forcément s'y attendre, Léa a remporté l'édition 2024 de Koh-Lanta. L'occasion pour la champion de nous parler de son parcours, de sa ténacité et de sa belle victoire. 

Qu’est-ce qui vous a motivée à vous inscrire à Koh-Lanta ? 

Léa : J’ai voulu y participer parce que c’est une aventure que j’adore, que je suivais depuis toujours, que j’ai suivie avec mon père, qui était aussi fan. Et aussi parce que j’avais envie de repousser mes limites, et d’avoir cette petite formation d’aventurière (rires). Koh-Lanta, c’est tout ce que j’aime. Il y a de la stratégie, du collectif même si après on se concentrait seul. C’était très complet et j’avais l’impression que c’était fait pour moi.

Est-ce qu’il y avait une volonté de rendre hommage à votre papa aussi en vous lançant dans l’aventure ?

Je ferai toujours tout pour moi d’abord. Et pour lui, en partie, puisqu’il aimait et on a partagé des choses par rapport à ce jeu, mais je le faisais d’abord pour moi. Lui, il m’a dit : ‘En partant, vis ta vie et vis-là à fond’, donc, je la vis pour moi et je la partage avec lui, même s’il n’est plus là.

Vous étiez déjà sportive avant l’aventure mais vous êtes-vous lancée dans une préparation particulière ? 

Dans ma vie, en général, de toute façon, j’ai toujours fait du sport. J’ai pratiqué le rugby à XV, j’ai fait du badminton, de l’escalade et puis, je fais du sport régulièrement, donc je n’ai pas changé ça. Je me suis mise un peu à la natation quand même, parce que j’ai du mal. Ensuite, j’ai acheté beaucoup de livres sur la survie, parce que j’avais envie d’être bonne et d’apporter quelque chose vraiment à la survie. Et je suis contente puisque j’avais réussi à faire mes radeaux pour pêcher des poissons, ça c’était génial. Avec Sébastien, on a fait la table, on a fait la cabane donc pour ça, j’étais préparée. Puis voilà, une fois là-bas, je me suis dit : ‘Il faut s’adapter’. J’ai osé faire des choses, donc je suis très contente.

Quand vous êtes entrée dans Koh-Lanta, pensiez-vous aller aussi loin ? 

Je suis une grande rêveuse, donc dans ma tête, je me suis dit : ‘Le rêve, ce serait quand même de gagner’. Et je pense qu’on a tous eu cette pensée dans un coin de notre tête. Puis, quand on arrive, on voit comme c’est difficile… Donc j’y suis allée étape par étape et petit à petit, je me disais que là, ça serait bien que je fasse telle épreuve, etc. Mais, franchement, c’est tellement compliqué… Et puis il y a eu les colliers d’immunité, donc il y avait encore un facteur supplémentaire (rires). Je me suis dit : ‘Il faut que je fasse de la stratégie’. Et puis vraiment, je m’étonnais, j’arrivais à faire des choses donc j’étais trop contente. 

Sur X, les Twittos se sont réjouis de votre victoire et l’un d’entre eux a dit : "Le fait que personne ne misait sur elle au début et qu’elle se retrouve aux poteaux en ayant trahi personne, Léa est l’aventurière la plus méritante de cette saison". Vous répondez quoi à ça ? 

Déjà, je souhaiterai remercier toutes ces personnes qui me soutiennent et qui ont des mots comme ça. C’est hyper gentil. Ça fait vraiment plaisir à entendre. Et c’est vrai que personne n’aurait misé sur moi au départ. Je ne sais pas s’ils ont cette impression par rapport à mon physique ou à ce que je dégageais à ce moment-là. En réalité, j’étais concentrée sur la survie et je ne m’étais pas mise sur la stratégie tout de suite. Ça a avancé super vite. Ensuite, j’ai fait mes preuves sans me poser 10 000 questions. En vrai, je me disais : ‘Vas-y, montre ce que tu sais faire’. C’est vrai que c’est monté crescendo et je suis arrivée jusqu’à la fin. Mais oui, je suis trop contente si j’ai réussi à véhiculer quelque chose de simple et de positif.

Justement, par rapport à votre médiatisation, avez-vous regardé ce qui se disait sur vous sur la toile ?

J’ai regardé quand même par curiosité (rires). Je voulais savoir un petit peu quelle image ressortait, parce que c’est marrant de voir ce que les gens peuvent ressentir ou voir. Après, j’ai eu beaucoup de messages vraiment très touchants. Je n’ai pas eu de haters, et c’est une chance, je pense. Depuis hier soir, je reçois des tonnes de messages… Je n’ai pas regardé encore et j’aimerais tellement répondre à tout le monde. Ça me touche que des gens prennent la peine de m’écrire et je pense que je ferai un message global pour tous les remercier. 

Comment vous avez vécu l’aventure de manière générale ? 

J’étais tellement heureuse de découvrir que c’était encore plus dur que ce que j’imaginais (rires). J’espérais avoir faim, j’espérais souffrir sur les épreuves, j’espérais avoir toutes les émotions fortes, j’espérais tout ça. J’espérais vraiment que ce soit dur. J’aurais été trop déçue si ce n’était pas difficile. Et c’est ce qui fait que l’aventure, c’est ce qui fait qu’elle est belle, on y va pour se faire mal. J’ai souffert, mais j’ai souffert de plaisir (rires). 

En parlant de souffrance… Quelle épreuve vous a marquée ? 

Les épreuves que j’appréhendais le plus, c’était les épreuves dans l’eau… Et là, je me mettais un coup de pression supplémentaire parce que je me disais : ‘Je ne peux pas faire perdre mon équipe, parce que ça va être de ma faute’. Et celle qui m’a marquée, c’est tout au début, on se retrouve dans une cage et on doit en ressortir. Je me rappelle du regard de Sébastien… J’avais le souffle coupé, je ne sais pas comment l’expliquer… C’était le stress mais j’avais l’impression d’avoir une pression sur la cage thoracique et je n’arrivais plus à reprendre mon souffle pour sortir. Je me disais que je n’allais pas y arriver alors que je déteste cette phrase. Et Sébastien me regarde et me dit : ‘Léa, tu peux le faire !’. Il m’a envoyé une énergie folle et j’ai réussi à reprendre mon souffle donc ça m’a vraiment marquée. Je me dis que dans le fond, on est capable de beaucoup de choses mais qu’il faut savoir se faire confiance. 

Si vous ne deviez garder qu’un souvenir, quel serait-il ? 

J’ai envie de dire que c’était que des bons souvenirs (rires), mais si je dois en retenir qu’un seul, c’est le jour où je mets le pied dans l’aventure. Quand on pose le pied et qu’on se dit : ‘Ça y est, c’est du concret, on y est’. On a du mal à y croire et en même temps, et puis on arrive et on va directement sur une épreuve, donc on est dans le grand bain tout de suite. C’est magique, je ne sais pas comment l’expliquer. Les sensations qui sont arrivées, et on a d’ailleurs tous eu la même sensation de se dire qu’on y est enfin.

Outre le fait d’avoir gagné, c’est déjà une immense fierté pour vous de faire partie des trois derniers candidats encore en lice ?

Ah, mais carrément ! Surtout que je suis la seule jaune donc je me suis dit qu’il fallait que je représente les jaunes, que je n’avais pas le droit de me louper. C’est une immense fierté d’être arrivée jusque-là et de représenter mon équipe de la première heure. Et ensuite, je suis trop fière d’avoir réussi à arriver jusque-là avec tout ce qu’il s’est passé, la difficulté, le jeu, les stratégies… Et puis, j’étais accompagnée de deux super candidats, deux grands aventuriers. On a tous eu un parcours différent et c’est ça qui est beau donc je suis trop fière de moi et trop fière de nous. 

Comment fait-on pour tenir 2 heures debout sur un poteau ? 

Quand je regardais Koh-Lanta, je me disais : ‘Comment ils font ?’. Quand je suis arrivée, déjà, je me suis dit que ça allait encore puisque le carré était large. Je pensais qu’on allait réussir à tenir un peu facilement au début mais nos pieds ont tellement souffert pendant toute l’aventure que dès qu’on a posé les pieds dessus, on a eu mal dès la première seconde et jusqu’à la fin… Il faut essayer de rester concentré et ma soeur m’avait dit : ‘Tu ne lâches rien’. J’ai gardé cette phrase en tête tout du long et je ne me suis pas déconcentrée une seule seconde. Franchement, quand je regardais sous mes pieds, je ne voyais pas de l’eau, je voyais de la lave. Je me suis dit : ‘Si tu tombes, tu brûles’.

Vous choisissez Meïssa plutôt que Julie pour la finale, ça fait partie de la stratégie aussi ? 

Non, honnêtement, j’ai beaucoup hésité. C’est vrai que quand on regarde à l’écran, ça a l’air évident de se dire que je choisis Meïssa. Mais vraiment au moment où je dis son nom, j’hésite beaucoup et c’est le fruit d’une longue réflexion. Mes calculs, pour moi, étaient faits, je me suis dit : ‘Ça va être chaud pour moi’. Du coup, je me suis dit :’Allez, continu sur ta ligne conductrice de l’aventure et choisis au mérite’. Comme Meïssa est tombé avant moi, je l’ai choisi en me disant qu’avec un peu de chance, il y en a qui lui en voudraient au conseil (rires). Donc il y avait quand même une part de stratégie, mais j’hésitais vraiment jusqu’à la dernière seconde.

Vous êtes la grande gagnante de cette édition 2024, vous réalisez ? 

C’est la folie ! Je crois que je suis encore sur mon nuage là. Je ne sais pas, je n’arrive pas à me dire : ‘C’est moi la gagnante’. Mais pourtant, c’est bien moi la gagnante du jeu et j’ai réussi à faire tout ce que je voulais. Je voulais totalement faire de la survie, de la stratégie. Je n’ai aucun regret de ce que j’ai vécu dans cette aventure donc c’est encore plus fou. Je dirais même que c’est oufissime (rires). C’est dingue. Je ne sais pas comment le dire. Je n’ai pas de mots pour expliquer ça. C’est un délire… Et j’ai vraiment envie de dire aux gens qui nous liront que quand on a des rêves, il faut les réaliser. Il ne faut jamais abandonner ses rêves. Il faut le faire, c’est possible ! 

Que comptez-vous faire de vos 100 000 euros de gains ?

Je continuerai ma vie (rires) mais comme j’adore voyager, ça tombe bien. C’est vrai que pour moi, c’est une richesse de voyager et de découvrir. Il y a tellement de choses à découvrir donc il y aura forcément une partie pour ça. Après, j’aime aussi vivre des sensations fortes dans la vie. J’ai envie d’avoir des trucs extraordinaires qui m’arrivent. Pour ça, je pense qu’il y a le sport qui véhicule pas mal de choses. Faire le rallye des Gazelles, toutes ces choses-là qui procurent tellement de sensations. 

Le mot de la fin ? Quel est votre bilan ? 

Koh-Lanta m’a apporté une nouvelle famille. J’ai ma famille et la famille Koh-Lanta maintenant. On a vécu quelque chose qu’on ne pourra jamais expliquer. On était sur cette île-là et on a grandi ensemble d’une certaine manière. Et du coup, c’est le truc le plus fort que je retiens. Ce ne sont même pas des amis, j’ai vraiment une nouvelle famille (rires).

Par
Kahina Boudjidj