Dans la nuit du dimanche au lundi 22 avril, Kendji Girac a été blessé par balle au thorax. Retrouvé au sol à 5h30 du matin dans un été grave, le chanteur avait été conduit en urgence à l’hôpital, son pronostic vital avait d’abord été annoncé comme engagé avant que des pompiers démentent cette affirmation auprès de nos confrères de TF1. D’après des sources proches du dossier, qui s’étaient confiées à BFMTV, le chanteur "a reçu un projectile au niveau de la poitrine avec un point de sortie au niveau du dos". C’est sur une aire d’accueil de gens du voyage, à Biscarrosse, dans les Landes, que ce qui aurait pu être un drame est survenu. Un tir qui n’a pas été fatal mais qui a nécessité une opération chirurgicale… Selon les premières déclarations de l’ancien candidat de The Voice, il aurait mal manipulé une arme achetée la veille dans une brocante à La Teste-de-Buch, en Gironde.
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Une enquête pour "tentative d’homicide volontaire"
Le 23 avril dernier, Hakim Nassouh, le manager du chanteur de 27 ans, a pris la parole pour donner des nouvelles de son artiste. Il a confié à l’AFP avoir pu échanger par téléphone avec Kendji Girac, alors encore hospitalisé : "Il m’a parlé. Il est tiré d’affaire. Il va bien". Et d’assurer que "l’opération s’est bien passée" et que les proches du chanteur prendront la parole "en temps utile". Une enquête avait été ouverte dans la foulée pour "tentative d’homicide volontaire". Selon BFMTV, "les premières auditions des enquêteurs ainsi que les constatations matérielles tendent à confirmer que Kendji Girac était seul au moment où il a été blessé par balle".
Soraya, sa compagne et mère de sa fille, avait alors été entendue ainsi que la tante et l’oncle de Kendji Girac. "Après être rentré à 2h40 d’un casino, la femme du chanteur lui aurait dit d’aller écouter sa musique dans sa voiture, c’est à ce moment-là que le coup de feu a été entendu", avait indiqué BFMTV. Une version qui avait été vivement commentée mais qui venait corroborer celle avancée par l’artiste.
Une conférence de presse décriée
Alors que l’encre continuait de couler sur toutes les hypothèses possibles et imaginables, Olivier Janson, le procureur de Mont-de-Marsan, avait décidé de donner une conférence de presse afin d’éclaircir certains points concernant l’enquête sur les circonstances de la blessure au thorax du chanteur qui a insisté sur le fait que le tir aurait été "provoqué en manipulant un pistolet automatique de calibre 11, acheté peu auparavant". C’est le 25 avril que cette conférence de presse, très décriée par la suite en raison du grand déballage de la vie privée de l’artiste, s’est tenue. C’est ainsi que l’on a appris que le jeune papa d’Eva Alba a voulu simuler une tentative de suicide après une dispute avec sa compagne qui l’aurait menacé de le quitter après qu’il soit rentré saoul et sous l’emprise de cocaïne dans la nuit du dimanche au lundi 22 avril.
"En aucun cas, c’est ma femme qui m’a tiré dessus. Quand j’ai vu qu’elle allait partir, j’ai eu peur. (…) J’ai orienté le canon vers ma poitrine (…) Je voulais faire entendre le bruit de la détente à Soraya, je voulais qu’elle me dise d’arrêter", a avoué Kendji Girac aux enquêteurs en soulignant qu’il n’avait en réalité pas la volonté de se suicider, cette pratique étant contraire aux valeurs de la communauté gitane "pour des questions religieuses".
"Il indique qu’il a eu lui-même très peur (…), qu’il a eu un moment de panique. En quelque sorte, il a simulé un suicide. (…) Il précise qu’il a omis de vérifier si le chargeur comprenait des munitions ou pas. Il le croyait vide et c’est volontairement qu’il a inséré le chargeur et c’est volontairement qu’il s’est tiré dessus", a détaillé Olivier Janson. Et de poursuivre : "Kendji Girac précise qu’il est content que tout soit désormais au clair et qu’il regrette ce qu’il a fait". "Il y a un poumon qui a été atteint, donc il est fatigué, du mal à respirer. Pour le médecin, c’est une incapacité totale de travail de 30 jours. C’est un terme judiciaire de médecine légale mais il va certainement mettre plusieurs mois à retrouver la pleine possession de ses moyens", avait-il conclu sur l’état de santé de l’ami de Vianney.
Après avoir décidé de garder le silence et surtout de se reposer après cette expérience traumatisante, Kendji Girac est sorti du silence sur Instagram le 10 mai dernier à l’occasion de l’anniversaire de sa victoire dans The Voice. "Il y a 10 ans je gagnais The Voice grâce à vous et cette date est à jamais gravée dans mon cœur. J’aurais tant voulu vous rendre un peu de tout ce que vous m’avez donné en étant sur scène aujourd’hui pour fêter cet anniversaire, mais ce n’est pas possible et j’en suis responsable", a-t-il d’abord reconnu. Le compagnon de Soraya a ajouté : "Je me suis longuement excusé auprès de ma famille et de mon équipe qui me soutient depuis le premier jour mais je tenais, en ce jour spécial qui a changé ma vie, m’excuser auprès de vous tous car je sais toute la peine et le souci que j’ai pu vous faire". "Je remercie le ciel d’être en vie. Merci Seigneur", a-t-il conclu.
Une affaire classée sans suite
Puis, le 24 juin, l e procureur de la République de Mont-de-Marsan, Olivier Janson, a livré les conclusions de cette enquête dans un communiqué officiel. "Il est établi que le tir a été provoqué volontairement par M. Girac lui-même", a-t-on pu lire. En effet, les analyses ont révélé "une concentration massive de poudre sur les vêtements de M. Girac, notamment sur les manches", une manière donc d’exclure toute intervention d’un tiers. Lors d’une audition le 15 mai passé, Kendji Girac avait reconnu avoir agi sous l’influence de substances.
Le procureur a préféré l’indulgence à la dureté envers le chanteur qui aurait pu être condamné pour la possession d’une arme de catégorie B et l’usage illicite de stupéfiants. Pourquoi ? Car le chanteur "ne présente aucun antécédent judiciaire et qu’il a par ailleurs pu mesurer la gravité de ces infractions qui ont contribué aux blessures qu’il s’est infligées". Plutôt que de poursuites, le chanteur s’est engagé à verser une somme à une association d’aide aux victimes et à suivre une prise en charge sanitaire pendant six mois. Le procureur a d’ailleurs précisé : "M. Girac a indiqué qu’il se soumettrait à l’ensemble de ces obligations et s’est acquitté le 11 juin des contributions citoyennes mises à sa charge".
"Je suis rentré dans une spirale que je ne souhaite à personne"
Mercredi 26 juin, Kendji Girac est de nouveau sorti du silence et cette fois-ci, en vidéo. "Je suis tellement stressé et content à la fois de m’adresser à vous tous. Depuis mon message du 10 mai, je ne vous ai pas donné de nouvelles, car il fallait que je me soigne, que je réflechisse à ce qui s’est passé pour comprendre comment j’en étais arrivé là et surtout prendre les bonnes décisions pour l’avenir", a-t-il débuté. Et de continuer : "Avant l’accident et depuis quelques temps j’avais pris de mauvaises habitudes. Je suis rentré dans une spirale que je ne souhaite à personne d’ailleurs".
"Malgré les conseils de mon entourage, je n’en avais pas du tout conscience et malheureusement je me suis perdu. Tout ça, ça ne fait pas partie de moi. Je ne suis pas un garçon comme ça. C’est pour ça que je vous dis que je me suis perdu et que je tiens aujourd’hui à m’excuser auprès de vous", a-t-il confié avec sincérité. Kendji Girac a tenu à souligner que "Le plus important est d’apprendre de ses erreurs". "On peut toujours se relever, rien n’est figé dans la vie. Le plus important est de le comprendre et de se faire aider pour ne plus recommencer. C’est d’ailleurs ce que je fais aujourd’hui", a fait savoir le jeune papa.
Puis de reprendre quelques minutes plus loin : "Merci d’avoir été aussi bienveillant avec moi, de ne pas m’avoir jugé alors que je vous ai fait de la peine. C’est à moi maintenant de vous montrer qui je suis, de regagner votre confiance, parce qu’il faut des actes et je ferai tout pour être la hauteur maintenant". "Je suis très reconnaissant d’avoir cette chance immense de tout reconstruire sur un socle qui sera désormais plus solide. Je sais quel chemin prendre, tout est clair devant moi, c’est à moi de le saisir. J’ai hâte de revenir faire ce que j’aime le plus au monde, chanter avec ma guitare", a-t-il conclu. Une affaire qu’il souhaite désormais laisser derrière lui.