Le 22 avril dernier, Kendji Girac, star de la pop et vainqueur de The Voice, avait été hospitalisé après une blessure par balle au thorax. Il avait alors évoqué un “accident domestique”. L’incident, survenu à Biscarrosse dans les Landes, avait immédiatement déclenché une enquête pour "tentative d’homicide volontaire". Deux mois plus tard, le 24 juin, le procureur de la République de Mont-de-Marsan, Olivier Janson, a livré les conclusions de cette enquête dans un communiqué officiel.
Un geste volontaire sous l’emprise de l’alcool et de la drogue
L’enquête a permis d’établir avec certitude que le tir ayant blessé Kendji Girac provenait bien de sa propre main. Le procureur Janson a déclaré : "Il est établi que le tir a été provoqué volontairement par M. Girac lui-même". Cette conclusion s’appuie sur des preuves scientifiques solides. Les analyses ont révélé "une concentration massive de poudre sur les vêtements de M. Girac, notamment sur les manches", excluant ainsi toute intervention d’un tiers.
Le chanteur, lors d’une audition le 15 mai, a reconnu avoir agi sous l’influence de substances.
Il a expliqué son geste "exclusivement sur le compte de son état d’alcoolisation avancée, aggravée par la prise de stupéfiants". Le chanteur a admis avoir consommé de la cocaïne le soir des faits. Il affirme qu’il ignorait la présence de munitions dans le chargeur de l’arme au moment du tir.
Initialement, l’artiste avait déclaré avoir voulu "simuler un suicide" pour impressionner sa compagne qui menaçait de le quitter après une dispute.
Cette version a ensuite évolué, le chanteur insistant sur son état d’ébriété et sa consommation de drogue comme facteurs déterminants de son comportement irrationnel.
Une décision judiciaire clémente
Face à ces révélations, le procureur Olivier Janson a pris la décision de classer l’affaire sans suite. Cette décision s’applique non seulement à l’incident du tir, mais également aux infractions connexes découvertes lors de l’enquête.
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Kendji Girac aurait pu être poursuivi pour deux délits : l’acquisition et la détention d’une arme de catégorie B, ainsi que l’usage illicite de stupéfiants. Ces infractions sont passibles de peines allant respectivement jusqu’à 5 ans et 1 an d’emprisonnement. Cependant, le procureur a choisi la voie de l’indulgence car le chanteur "ne présente aucun antécédent judiciaire et qu’il a par ailleurs pu mesurer la gravité de ces infractions qui ont contribué aux blessures qu’il s’est infligées".
Au lieu de poursuites pénales, une solution alternative a été proposée. Kendji Girac s’est engagé à verser une somme à une association d’aide aux victimes et à suivre une prise en charge sanitaire pendant six mois. Le procureur a précisé : "M. Girac a indiqué qu’il se soumettrait à l’ensemble de ces obligations et s’est acquitté le 11 juin des contributions citoyennes mises à sa charge".
Concernant les allégations de violences psychologiques envers sa compagne, liées à une forme de chantage émotionnel le soir de l’incident, cette procédure a également été classée sans suite.