Avec près de 6 millions de téléspectateurs, votre audience est supérieure à celle de Gilles Bouleau, qui officie le reste de l’année au 20 h. Votre charme opérerait-il mieux que le sien ?
Julien Arnaud : Tant mieux si le charme opère un peu. (Rires) Ces audiences signifient surtout qu’il n’y a plus de relâchement l’été. Le public est toujours massivement présent avec un grand besoin d’être informé, y compris durant les vacances.
Cela fait bientôt dix-sept ans que vous êtes joker du JT. N’auriez-vous pas aimé que l’on vous propose un fauteuil de titulaire ?
Bien sûr que j’aurais aimé, c’est tellement génial à faire ! On bosse avec des équipes super, on parle à 6 millions de gens et on a les moyens de réaliser de beaux reportages. Si on met bout à bout toutes mes périodes de remplacement, cela représente trois mois de présentation de JT. Quand j’arrête, j’ai un gros pincement au coeur.
Vous êtes papa de deux enfants, âgés de 15 et 12 ans. Travailler tout l’été, ce n’est pas forcé ment une situation idéale pour la vie de famille, non ?
Je vous confirme que ce n’est pas le top. Il faut jongler avec les dates, j’oblige mes enfants à partir avec moi début juillet, car j’ai une fenêtre d’une dizaine de jours. Les semaines où je travaille, je les rejoins le week-end en Normandie, et je profite à fond de leur présence.
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D’autant qu’à la rentrée, vous enchaînerez avec votre programme Un oeil sur le monde, tous les soirs sur LCI…
Oui, et je suis très heureux, car j’ai repris la tranche du 20 h-22 h l’an dernier avec Ruth Elkrief (qui sera remplacée cette saison par Amélie Carrouër, ndlr), et notre audience a été multipliée par 2,5. La politique internationale a été longtemps délaissée. On a prouvé qu’en faisant preuve de pédagogie, le public répondait présent.
Quel est votre meilleur souvenir de direct ?
La nuit des élections américaines. Je me trouvais sur le toit d’un hôtel à Washington, à 200 m du Capitole. Les températures étaient polaires et nous avions un radiateur sous les pieds. J’y suis retourné pour l’investiture de Joe Biden, toujours installé sur le même toit. L’hélicoptère de Donald Trump est passé juste au-dessus, à quelques mètres. Il quittait la Maison-Blanche, j’étais comme un gosse.
Et le pire ?
La mort de Jean-Pierre Pernaut, à qui nous avons consacré une soirée. Lorsque j’ai rendu l’antenne, à 22 h 30, toute la rédaction était là, nous avons fait une sorte de veillée. Il y a eu aussi l’émission spéciale que nous avons organisée pour le premier anniversaire de l’attentat de Nice. Emmanuel Macron a remis une médaille au mari d’une femme décédée lors de ce tragique événement, après avoir fait écran pour sauver ses enfants. C’était si émouvant que je n’arrivais plus à parler.
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Que faites-vous quand vous ne travaillez pas ?
J’adore le vin rouge et les livres policiers. J’aimerais bien réussir à en écrire un, un jour… Je joue au tennis, au golf, et je fais du kitesurf. J’adore cuisiner, ça me détend. Je passe beaucoup de temps aux fourneaux, à préparer des plats asiatiques et de la pâtisserie. Je suis plutôt doué pour la tarte au citron !