Un "dépressif en sommeil". C’est ainsi que Libération décrit Nicolas Bedos dans un portrait qui décrypte les différentes facettes du comédien et réalisateur qui revient au cinéma ce mercredi avec Mascarade, son dernier film dans lequel il dirige Pierre Niney, Isabelle Adjani, Marine Vacth ou encore François Cluzet.
Dans ce long papier publié ce lundi, nos confrères évoquent notamment ses différentes tentatives de mettre fin à ses jours. Lui qui se qualifie de "médiocre suicidaire qui s’est loupé six fois", s’est notamment défenestré alors qu’il n’avait que 20 ans. "Il n’a pas eu le cran de se jeter la tête en avant du quatrième étage. Il est retombé sur ses pieds, se brisant les jambes", écrit Libération.
"Tout ce qu’il fait, c’est du rab", affirme ainsi sa sœur Victoria Bedos tandis que Nicolas avoue qu’il ne "sera jamais guéri" car la "difficulté de vivre est en sommeil". Ce n’est pas la première fois que Nicolas Bedos évoque publiquement son mal-être. Interrogé en 2017 dans Thé ou café (France 2) sur la preuve d’amour la plus romanesque pour lui, il avait répondu : "Je me suis suicidé, c’est romanesque non ?".
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Sans filtre sur ses tentatives de suicide, Nicolas Bedos est tout aussi sincère lorsqu’il se compare à son père, le regretté Guy Bedos – "Mon père était corrosif et sympa. Moi je suis carnassier mais pas sympa" – ou encore lorsqu’il évoque le côté "flambeur et outrageusement généreux" de ce dernier, dixit nos confrères. "On a été sur-gâtés, surprotégés mais à la fin il fallut tout vendre", a confié celui qui "s’est tourné vers la rom-com" au cinéma car "le drame social et le propos naturaliste sont bien défendus en France". Un cinéaste qui confirme haut et fort que son dernier film, Mascarade, est "immoral comme le désir".
Attendu ce mercredi au cinéma, Mascarade suit un jeune gigolo (Pierre Niney) qui tombe sous le charme d’une arnaqueuse (Marine Vacth). Un duo prêt à tout pour avoir la vie parfaite dont il rêve sous le soleil de la Côte d’Azur. Même à manipuler une ancienne gloire du cinéma et un agent immobilier.
Clara Kolodny