« Je ne dors plus et j’ai perdu 5 kilos » : la détresse d’Arielle Boulin-Prat après son éviction des Chiffres et des lettres

Publié le 1 septembre 2022 à 4:58
Gilles GUSTINE / FTV 2016
Ecartée de la présentation de l’émission Des chiffres et des lettres après 36 ans de bons et loyaux services, Arielle Boulin-Prat vient de sortir du silence pour évoquer les conséquences sur sa santé de cette décision choc de France Télévisions.

Une révolution attend Des chiffres et des lettres. L’émission diffusée sur France 3 depuis près de 60 ans change en effet de rythme de diffusion en cette rentrée 2022 en étant désormais uniquement diffusée les week-ends et non plus du lundi au vendredi. Et ce n’est pas le seul changement surprenant annoncé par France Télévisions pour ce programme. Le groupe public a en effet choisi d’écarter les deux figures historiques de l’émission que sont Arielle Boulin-Prat et Bertrand Renard présents – respectivement – depuis 36 et 47 ans.

La fin de cette belle aventure télévisuelle est difficile à encaisser pour les deux complices de Laurent Romejko. Interrogée par nos confrères de Gala, Arielle Boulin-Prat n’a pas caché qu’elle était encore en état de choc face au « mépris et à la maltraitance » dont fait preuve France Télévisions à leur égard. Une situation qui commence à avoir de graves conséquences sur sa santé aussi bien physique que mentale. « J’ai perdu 5 kilos et je ne dors plus », a-t-elle confié en regrettant de ne même pas « pouvoir dire au revoir aux téléspectateurs ».

La situation difficile du duo a déjà été évoquée par leur avocate il y a quelques jours. « Contrairement à l’intérim, il n’y a aucun gain financier avec ces CDDU (CDD d’usage, contrat sous lequel travaillaient Arielle Boulin-Prat et Bertrand Renard, ndlr). Il n’y a pas de prime d’ancienneté, ni de prime de précarité ni d’accès aux avantages sociaux de France Télévisions. Depuis l’annulation des tournages de Des chiffres et des lettres en juillet, Arielle Boulin-Prat et Bertrand Renard n’ont plus aucun travail ni revenu », expliquait Maitre Juliette Mascart au Parisien.

Dans leur communiqué dévoilant leur version de leur départ, bien loin de celle mise en avant par France Télévisions, les deux animateurs s’étaient d’ailleurs insurgé du refus du groupe de leur signer un CDI après tant d’ancienneté. « Nous n’existons pas alors que nous sommes tous les jours à l’antenne. Cette régularisation nous a été sèchement refusée, sans explication. C’est inacceptable humainement avant de l’être juridiquement ». Des accusations auxquelles France Télévisions avait sèchement répondu dans Le Parisien : « Madame Boulin-Prat et Monsieur Renard ont travaillé environ 35 à 40 jours par an, regroupés en 6 à 8 sessions. Ils n’ont donc pas collaboré dans les conditions d’un CDI à temps plein ».

Clara Kolodny

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