“Je dois rester fidèle à mes valeurs” : une autre Miss claque la porte et rompt tout lien avec l’organisation Miss Univers !

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:22
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Après une édition 2025 entachée de scandales, Olivia Yacé, Miss Côte d'Ivoire et quatrième dauphine de Miss Univers, renonce à son titre continental et claque la porte de l'organisation ! 

Le concours de Miss Univers n’a décidément jamais été au coeur d’autant de polémiques ! 

Olivia Yacé, grande favorite du public, refuse de cautionner une organisation accusée de corruption et de discrimination. 

Un renoncement motivé par des convictions profondes

Olivia Yacé a créé la stupeur en annonçant lundi 24 novembre sa démission du titre de Miss Univers Afrique et Océanie 2025, seulement trois jours après la finale organisée à Bangkok. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, la représentante ivoirienne justifie sa décision par un attachement indéfectible à ses valeurs. "Pour continuer sur cette voie, je dois rester fidèle à mes valeurs : respect, dignité, excellence et égalité des chances, les piliers les plus solides qui me guident", écrit-elle avec détermination.

L’ancienne Miss Côte d’Ivoire 2021 annonce également rompre "toute affiliation future avec le Comité Miss Univers". Une rupture nette et sans ambiguïté qui témoigne d’un profond désaccord avec les pratiques de l’organisation. "Me retirer de ce rôle diminué de Miss Univers Afrique et Océanie me permettra de me consacrer pleinement à la défense des valeurs qui me sont chères", poursuit-elle. 

Le Comité Miss Côte d’Ivoire (COMICI) a officialisé ce retrait dans un communiqué depuis Bangkok, précisant qu’Olivia remettra formellement son bandeau à l’organisation.

Un message d’empowerment pour les communautés africaines

Au-delà de sa démission, Olivia Yacé adresse un vibrant appel aux communautés noires et afro-descendantes du monde entier. "J’appelle les communautés noires, africaines, caribéennes, américaines et afro-descendantes : continuez à entrer dans des espaces où vous n’êtes pas attendues. Ouvrons la voie aux frères et sœurs qui nous suivront. Ne laissez jamais personne définir qui nous sommes ou limiter notre potentiel. Notre présence compte et nos voix doivent être entendues", martèle-t-elle avec force.

Ces mots résonnent particulièrement après les propos controversés de Raul Rocha, président de l’organisation Miss Univers. Lors d’un direct Instagram, ce dernier a évoqué le cas d’Olivia en déclarant que son passeport ivoirien, nécessitant un visa pour 175 pays, constituait un obstacle pour assumer les fonctions de Miss Univers. "Avec un tel passeport, elle aurait pu passer une année entière enfermée dans son appartement", a-t-il affirmé sans détour. 

Des déclarations perçues comme discriminatoires qui ravivent le débat sur l’équité dans les concours internationaux de beauté. 

Une édition marquée par les polémiques et accusations de triche

La démission d’Olivia Yacé s’inscrit dans un contexte explosif. L’édition 2025 de Miss Univers a été émaillée de scandales sans précédent. Omar Harfouch, membre du jury, avait démissionné avant la finale en dénonçant un concours "manipulé". Il affirmait qu’un jury parallèle avait été constitué pour sélectionner les finalistes, excluant les juges officiels du processus. Plus troublant encore, il avait prédit 24 heures avant la finale que Fátima Bosch du Mexique remporterait le titre, évoquant des liens d’affaires entre le père de la candidate et le propriétaire de Miss Univers.

Le concours a également été marqué par l’incident impliquant Nawat Itsaragrisil, président de Miss Univers pour l’Asie et l’Océanie, filmé en train de réprimander publiquement Miss Mexique avant la finale et menaçant des candidates qui protestaient. Malgré ses excuses et son éviction temporaire, il est réapparu sur les photos officielles de l’événement. 

Olivia Yacé n’est pas la seule à avoir claqué la porte : Brigitta Schaback, Miss Univers Estonie, a également renoncé à son titre, déclarant que ses "valeurs et éthique de travail ne correspondent pas à celles de la directrice nationale".

Par
Mélissa Tellaa