Scandale à Miss Univers : la représentante du Mexique humiliée en public, traitée de “débile” par un responsable du concours

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:25
Capture Instagram
Trois jours après son lancement en Thaïlande, Miss Univers 2025 bascule dans le scandale. Un organisateur a traité Miss Mexique de "débile" en public, déclenchant un mouvement de solidarité massif des candidates.

À peine trois jours après l’arrivée des candidates en Thaïlande, le concours Miss Univers 2025 est plongé dans la tourmente. Un membre influent de l’organisation locale a publiquement insulté la représentante mexicaine lors d’une réunion ! 

Un affrontement violent diffusé en direct sur Facebook

L’incident a éclaté lors d’une cérémonie de remise d’écharpes organisée dans un hôtel de Bangkok, alors que les 125 candidates se préparaient pour la grande finale prévue le 21 novembre. Nawat Itsaragrisil, vice-président du concours pour l’Asie et l’Océanie et membre du comité Miss Univers Thaïlande, s’en est violemment pris à Fatima Bosch, 25 ans, Miss Mexique.

Le reproche ? La jeune femme n’aurait pas assisté à un événement promotionnel visant à valoriser le pays hôte et n’aurait pas publié de contenu sur ses réseaux sociaux pour promouvoir la Thaïlande, comme le prévoit le règlement du concours. Face aux caméras diffusant la scène en direct sur la page Facebook officielle de Miss Univers Thaïlande, l’organisateur a interpellé la candidate devant toutes ses concurrentes : "Mexique, où êtes-vous ? J’ai entendu dire que vous n’aviez pas fait la promotion de la Thaïlande sur les réseaux sociaux comme vous deviez le faire, est-ce vrai ?"

Fatima Bosch a tenté de s’expliquer en précisant qu’elle avait suivi les instructions du directeur de son comité national. Mais Nawat Itsaragrisil a alors franchi la ligne rouge en déclarant : "Si vous suivez les ordres de votre directeur national, vous êtes débile". Lorsque la jeune femme a voulu se défendre en se levant, l’organisateur l’a réprimandée : "Restez polie ! Je parle, je suis en train de parler. Écoutez ! Pourquoi vous levez-vous pour me parler ?" La réponse de Miss Mexique a résonné comme un cri du cœur : "Parce que j’ai une voix !"

Un mouvement de protestation massif des candidates

Face à cette humiliation publique, plusieurs candidates ont immédiatement quitté la salle en signe de solidarité avec leur camarade mexicaine, certaines en larmes. Dépassé par la tournure des événements, Nawat Itsaragrisil a crié "Arrêtez ! Asseyez-vous !" avant de brandir des menaces : "Si quelqu’un veut continuer le concours, asseyez-vous". Il aurait même demandé à la sécurité d’intervenir pour faire sortir Fatima Bosch de la salle. Dans une autre séquence, l’organisateur a invité les participantes à revenir "sauf le Mexique" parce qu’"elle parle trop".

La tenante du titre, la Danoise Victoria Kjær Theilvig, Miss Univers 2024, a marqué les esprits en quittant elle aussi la réception. "Je suis désolée mais c’est une question de droits des femmes. Dénigrer une autre fille de cette manière, c’est au-delà du manque de respect. C’est pour cela que je pars", a-t-elle expliqué en enfilant son manteau. Elle a ensuite ajouté : "Nous respectons tout le monde, mais ce n’est pas ainsi que les choses doivent être gérées".

Sur Instagram, Victoria Kjær Theilvig a publié une photo aux côtés de Fatima Bosch accompagnée d’un message de soutien sans équivoque : "Je serai toujours fière de toi. Se défendre n’est pas toujours facile, mais c’est un acte essentiel de respect de soi et de force. Il s’agit de connaître sa valeur, de fixer ses limites et de ne laisser personne réduire sa voix. Assez, c’est assez : nos voix seront entendues haut et fort !"

"Personne ne peut nous faire taire" : Miss Mexique brise le silence

Profondément choquée mais déterminée, Fatima Bosch a pris la parole face aux journalistes thaïlandais et sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce qu’elle a vécu. "J’aime profondément la Thaïlande, je vous respecte tous, mais ce que votre directeur vient de faire n’est pas respectueux. Il m’a traitée de débile parce qu’il a des problèmes avec l’organisation. Ce n’est pas juste parce que je suis ici, je tente de donner le meilleur de moi-même. Ce qu’il vient de faire n’est pas OK", a déclaré la jeune femme de 25 ans, applaudie par d’autres candidates présentes.

Dans une vidéo qui a largement circulé sur les réseaux sociaux, elle a poursuivi : "Je pense que le monde doit voir ça parce que nous sommes des femmes autonomes, et c’est une plateforme pour faire entendre notre voix. Et personne ne peut nous faire taire. Personne ne me fera ça".

L’organisation Miss Univers, désormais propriété du groupe thaïlandais JKN Global Group, a publié un communiqué indiquant que tous les événements se poursuivraient comme prévu.

La Française Ève Gilles, Miss France 2024 qui représente l’Hexagone à ce concours, se trouve ainsi au cœur d’une édition déjà marquée par la polémique…

Par
Mélissa Tellaa