Je danse autour du monde (France 5) – Olga, ex-candidate de Koh-lanta, à la découverte la danse traditionnelle sénégalaise

Publié le 3 septembre 2024 à 10:23
© Eric LEMASSON
Après les émissions de voyage Ambre coiffure, Les Voyages de Nicky ou Au bout c’est la mer, France 5 lance un programme sur la découverte de l’autre, à travers la danse.

Pour aller à la rencontre des autres, leur demander de vous enseigner, en quelques jours, les pas de danse qui font partie de leur culture et participer à un spectacle sur place, il valait mieux trouver quelqu’un qui s’y connaisse autant en entrechat qu’en moonwalk, afin d’incarner cette nouvelle émission. C’est ainsi qu’ Olga Khokhlova, une danseuse kazakhe, spécialiste du french cancan, ayant officié pendant quinze ans au Moulin Rouge, à Paris, s’est retrouvée à prendre l’avion, puis le volant d’une voiture pour les deux premières destinations : d’une part le Sénégal, d’autre part l’archipel de Tahiti (en deuxième partie de soirée).

Un choc émotionnel et culturel pour la jeune femme, c’est ce qui était attendu afin de donner du sel à ces numéros inauguraux de Je danse autour du monde. En Afrique, dans la ville de Kolda, au sud de Dakar, Olga va faire la connaissance de Baïdy Ba, un danseur, interprète et chorégraphe local qui, après avoir pratiqué le breakdance, s’est tourné vers les danses traditionnelles sénégalaises, telles que le sabar. Olga n’a que quelques jours pour assimiler les pas, dont le rythme inhabituel et singulier – du moins la concernant – la mettent en difficulté pour les apprendre et les restituer. « Il faut tout d’abord que tu enlèves tes chaussures, lui explique Baïdy, et ensuite que tu apprennes à marcher dans le bon tempo. » 

TAPER DU PIED POUR APPELER LES ANCÊTRES 

Le chorégraphe enseigne à Olga le Ndeuth, l’art de danser vers le bas, en s’ancrant dans la terre. Tout l’inverse de ce qu’elle a assimilé depuis des années : « J’ai appris à être statique, à garder un port de tête très haut. » Baïdy lui indique que c’est en tapant le pied contre la terre qu’on appelle les ancêtres. L’apprentissage se poursuit pendant plusieurs jours, alors que la température dépasse allègrement les 40 °C, et qu’Olga, malgré son expérience, commence à flancher. C’est le moment pour elle de faire une pause et de se rendre à l’école des Sables, dans le village de Toubab Dialaw, une institution fondée par la danseuse et chorégraphe Germaine Acogny, qui a notamment travaillé avec Maurice Béjart.

Le temps pour Olga de replacer le sabar dans son contexte, de souffler un peu, avant de reprendre sa formation, gentiment houspillée par Baïdy. « OK, c’est un peu compliqué, mais je vais être honnête, lui confie-t-il avec beaucoup de sérieux pendant une répétition. Tu danses mais tu réfléchis trop. » Olga parviendra-t-elle à mettre un peu son cerveau de côté pour se laisser gagner par le rythme à cinq temps de

? Et aura-t-elle le niveau suffisant pour se produire sur scène avec les danseurs de la troupe de Baïdy ? À vous de voir… 

Je danse autour du monde, mardi 3 septembre à 21h10 sur France 5

Par
Frédérick Rapilly