Intervilles sans vachettes, Bayonne dit non à son tour : « Ne dénaturons pas ce beau programme »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:28
Bayonne rejoint la grogne montante dans certaines municipalités sur la nouvelle version d’Intervilles qui arrive en 2025 sur France 2… mais sans ses vachettes.

Le retour annoncé d’Intervilles ne réjouit pas tout le monde. Si les fans du programme culte attendent avec impatience de découvrir la nouvelle version du programme qui sera présentée par Nagui et Bruno Guillon, les puristes d’Intervilles regrettent le gros changement annoncé par France 2 : l’abandon des vachettes.

Pourquoi Bayonne refuse de participer à Intervilles 

Élu de la ville de Bayonne et ancien arbitre de l’émission en 2007, Olivier Alleman a affirmé il y a quelques jours qu’il ne souhaitait pas que sa ville participe à l’émission. "J’ai eu effectivement Nagui et Bruno Guillon au téléphone, mais je suis passé à autre chose. Je suis très heureux du retour d’Intervilles, c’est une émission mythique et il faut que toutes les nouvelles générations la découvrent. En tant qu’élu de Bayonne, je rejoins la position de l’ensemble des camarades du Sud-Ouest pour dire ‘ne dénaturons pas ce beau programme", a-t-il lancé sur France Bleu. "Intervilles a été créé en 1962, une année où il n’y a pas le Tour de France à la télé. C’est le général de Gaulle qui a demandé au responsable de l’ORTF de trouver un programme équivalent. Guy Lux et Claude Savary se sont appuyés sur toutes les traditions de jeux régionaux pour pouvoir créer Intervilles (…) le ventriglisse où on glisse le corps mouillé sur une bâche, c’est une tradition du Nord et dans le Sud-Ouest ce sont les vachettes, donc le retour sans vachette me gêne un peu puisque visiblement ce n’est pas dans l’ADN même du programme", a-t-il ajouté.

Deux autres villes veulent le retour des vachettes

Olivier Alleman n’est pas le seul à s’émouvoir publiquement de l’arrêt des vachettes. "On a été contactés par la société de production, qui nous a confirmé l’absence de vachettes. Cela sous-entend qu’elles subiraient un traumatisme en participant à Intervilles. Ce qui n’est absolument pas le cas", a par exemple réagi Julien Dubois, le maire de Dax, à France Bleu. Ce "dénigrement des traditions", est aussi dénoncé par Charles Dayot, le maire de Mont-de-Marsan. "Intervilles sans les vachettes, c’est un peu comme du surimi ou du Canada Dry, ça manque de saveur. C’est autre chose, c’est une kermesse, ou un jeu télévisé quelconque, mais ça ne s’appelle pas Intervilles".

Par
Clara Kolodny