Les villes de Dax et Mont-de-Marsan, figures historiques du célèbre jeu télévisé (Dax a remporté l’émission en 1962, 1971 et 2008 et Mont-de-Marsan en 1998, 2006 et 2007), refusent de participer à la nouvelle version d’Intervilles prévue pour l’été 2025 sur France Télévisions. En cause : l’absence des mythiques vachettes, supprimées du programme pour des raisons de bien-être animal.
Un retour d’Intervilles qui fait grincer des dents dans les Landes
Soixante-trois ans après sa création, le jeu culte de la télévision française s’apprête à faire son grand retour, orchestré par Nagui et Bruno Guillon. Mais cette renaissance, limitée à quatre soirées événementielles, se fera sans l’un de ses ingrédients phares : les vachettes.
Une décision qui ne passe pas auprès des villes landaises, chacune triple vainqueur de l’émission. "On a été contactés par la société de production, qui nous a confirmé l’absence de vachettes", explique Julien Dubois, maire de Dax, à France Bleu. "Cela sous-entend qu’elles subiraient un traumatisme en participant à Intervilles. Ce qui n’est absolument pas le cas."
"Un dénigrement des traditions" selon les élus
La suppression des vachettes, voulue par Nagui, fervent défenseur de la cause animale et producteur de l’émission, est perçue comme une atteinte aux traditions locales. "Intervilles sans les vachettes, c’est un peu comme du surimi ou du Canada Dry, ça manque de saveur", ironise Charles Dayot, maire de Mont-de-Marsan. Il ajoute : "C’est autre chose, c’est une kermesse, ou un jeu télévisé quelconque, mais ça ne s’appelle pas Intervilles." L’édile y voit même "un dénigrement des traditions autour des animaux comme la vache landaise."
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Cette nouvelle version d’Intervilles cristallise les tensions entre modernité et tradition. Jean-Pierre Foucault, ancien présentateur emblématique, partage les réserves des élus landais : "Ça en a le nom, ça en aura l’ambiance", concède-t-il avec une pointe de regret. Pour Charles Dayot, c’est tout un patrimoine culturel qui est menacé : "Ça dénature l’émission qui a rempli les arènes ici et qui laisse de bons souvenirs à toute une génération qui a participé à cette aventure avec beaucoup d’enthousiasme à l’époque." Le service public devra donc composer sans ces villes historiques pour ce retour controversé, prévu pour l’été 2025.