Gestes et propos déplacés : Carine Galli a « vécu des choses inadmissibles dans des rédactions »

Publié le 5 juin 2021 à 12:16
Benjamin DECOIN/M6
Invitée du "Buzz TV" du "Figaro", la journaliste sportive de M6 Carine Galli est revenue sur les agressions et paroles sexistes que subissent les femmes aussi bien dans le monde de la télévision que du sport.

Le documentaire Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste de Marie Portolano continue à faire réagir. Dernier exemple en date avec l’interview de Carine Galli au Buzz TV du Figaro. Interrogée à ce sujet, la journaliste sportive qui fait partie, aux côtés de Marie Portolano, du dispositif de M6 pour couvrir l’Euro 2021, a d’abord confié qu’elle n’avait pas vu le film en entier mais juste beaucoup d’extraits.

« Ce qui m’a marquée, en écoutant les différents témoignages qu’on a pu voir dans le documentaire mais aussi ailleurs, c’est que je me suis rendu compte que j’avais accepté beaucoup de choses qui sont en fait inacceptables. Quand tu entends l’histoire de X, Y, ou Z, tu te dis : ‘Ah mais oui, en fait. J’ai moi aussi vécu cette chose-là et je l’ai acceptée, je l’ai laissée passer et je l’ai banalisée alors qu’il ne faut pas.’ », a-t-elle expliqué. Précisant avoir beaucoup évoqué le sujet par téléphone avec sa consœur, elle ajoute que cette dernière ambitionnait de montrer, à travers ce film, que les « journalistes n’avaient pas à subir ce genre de choses parce qu’elles sont des femmes ».

« Il n’y a pas de distinction à avoir entre un homme et une femme, poursuit-elle. Il n’y a pas à accepter des choses, des réflexions, à être parfois humiliée, rabaissée juste parce que tu es une femme. Ce n’est pas possible. Longtemps, on s’est dit : ‘C’est comme ça’, et moi-même j’avais intégré ça alors que non. » Soulignant que ce documentaire a permis une vraie prise de conscience, elle confie qu’il a également fait ressurgir, dans son esprit, des événements qu’elle avait « totalement oubliés ».

Refusant d’entrer dans les détails, elle raconte avoir « vécu des choses inadmissibles dans des rédactions » et évoque aussi « une histoire à Roland Garros qui lui est revenue comme un boomerang ». « Je me suis dit comment cette personne a pu faire ça, comment j’ai pu ne pas réagir », conclut-elle à propos de ces « gestes et propos déplacés ».

Clara Kolodny

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