Comment s’annonce, selon vous, cette période pour l’équipe de France ?
Carine Galli : Avec la crise sanitaire, tout est bouleversé. Du coup, les Bleus jouent trois matchs en une semaine, face à l’Ukraine, le Kazakhstan et la Bosnie. Au terme de ce rassemblement, on connaîtra quasiment le groupe qui partira à l’Euro en juin prochain. D’où l’importance de ce dernier match pour des joueurs encore en balance aux yeux de Didier Deschamps.
Mesurez-vous votre chance de pouvoir suivre des matchs au stade ?
Bien sûr, même si beaucoup me disent : « C’est nul, sans public, il n’y a pas d’ambiance ! » Moi, j’essaye de voir le côté positif : je peux vraiment entendre ce que se disent les joueurs sur le terrain, et c’est parfois très instructif. Avec ces matchs à huis clos, je porte un nouveau regard sur Hugo Lloris : très discret en interview, il n’arrête pas, en vrai capitaine, de donner de la voix sur le terrain.
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Il est beaucoup question de la place des femmes dans la société. Vous considérez-vous comme un exemple pour des jeunes filles qui souhaiteraient devenir journalistes sportives ?
On insiste trop sur le fait que c’est dur pour une femme de faire sa place. Quand une étudiante me pose des questions, je lui réponds que sa passion doit devenir son métier, pas une option. Si elle se donne toutes les chances d’y arriver, elle trouvera forcément quelqu’un pour lui ouvrir des portes.
Bosnie-Herzégovine – France : mardi 31 mars à 20h35 sur M6
Interview Frédéric Lohézic