Faustine Bollaert se livre à cœur ouvert sur sa relation avec son frère : « Nos rapports ont beaucoup changé »

Publié le 16 mars 2024 à 7:00
Nathalie GUYON - FTV
Sept ans après son arrivée à l’antenne, le 28 août 2017, Ça commence aujourd'hui est devenue un rendez-vous familier des téléspectateurs. À l’occasion de la 1000e, Faustine Bollaert a accepté de se prêter au jeu des confidences auprès de Télé 7 Jours. 

Faustine Bollaert a instauré un rendez-vous quotidien. En 2017, l’animatrice rejoint France Télévisions pour prendre les rênes d’un programme de témoignage : Ça commence aujourd’hui. L’émission devient incontournable au fil des saisons et fête cette année son septième anniversaire. De quoi faire le bonheur de Faustine Bollaert, qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : "J’aime l’idée des dix ans. J’aimerais arriver jusque-là. Au-delà, je ne sais pas…", confie-t-elle dans les colonnes de Télé 7 Jours. "À un moment donné, il faudra que je me pose la question de savoir si je suis encore la bonne personne pour présenter cette émission. Si le public aura envie d’un regard neuf. Ce que je sais, ce que je vois, c’est que Ça commence aujourd’hui est, sinon une émission culte, au minimum une émission qui est un marqueur de son époque. Je pense qu’elle est entrée dans le patrimoine audiovisuel et que, dans quelques années, ses archives seront comme un miroir de notre société. Et ça, c’est déjà pas mal, non ?"

Dans les prochaines semaines, Ça commence aujourd’hui diffusera son 1000e numéro. Pourtant, c’est une image de la toute première émission qui revient à l’esprit de Faustine Bollaert au moment d’évoquer cet anniversaire : "Celle de l’escalier que je devais descendre pour la première émission avant d’aller rejoindre le plateau. Je me souviens que j’avais le vertige. À chaque pas, je me répétais dans ma tête que cette émission était exactement ce que je voulais faire depuis toujours. Sur un panneau du décor en bois, j’avais inscrit « J 1 » avec un feutre, pour garder une trace de ce premier jour. Ensuite, on y a écrit des records d’audience et d’autres petits mots. Je l’ai longtemps gardé dans mon bureau, comme un porte-bonheur. Je ne me doutais évidemment pas de la longévité de l’émission. En sept ans, nous avons reçu 5500 personnes différentes, et j’ai écouté 5500 histoires… C’est fou, quand j’y pense ! Je ne sais pas si les gens se rendent vraiment compte de ce que cela signifie."

Interrogée sur la possibilité pour elle d’être elle-même invitée à témoigner dans une émission de témoignage, Faustine Bollaert a partagé une histoire personnelle touchante qu’elle pourrait aborder si elle était amenée un jour à laisser sa place de confidente pour prendre celle de la personne qui se confie : "C’est une question compliquée… Je crois que j’aurais eu envie de venir pour parler de ma relation avec mon frère, Charles. Il est mon aîné. Il a été très malade quand il était plus jeune. À l’époque, nos rapports ont beaucoup changé. Je me suis transformée en grande sœur, en maman aussi, parfois… Nous sommes fusionnels, très complices, même s’il vit, aujourd’hui, aux États-Unis (il est l’un des experts reconnus et recherchés de la fabrication des bandes-annonces pour le cinéma, ndlr). L’autre sujet qui m’aurait fait témoigner à la télévision, c’est celui de l’adolescence. Dans la rue, je suis beaucoup abordée, questionnée et félicitée par des jeunes gens âgés de 15 à 20 ans, qui regardent l’émission soit à la télé, soit par bouts sur les réseaux sociaux. À leur âge, j’étais très mal dans ma peau. J’aimerais leur envoyer un message d’espoir."

Par
Frédérick Rapilly