Découverte en 2006 dans Sheitan, un film avec Vincent Cassel, Ladj Ly et Roxane Mesquida réalisé par Kim Chapiron, Leïla Bekhti est aujourd’hui une des actrices bankables et incontournables du cinéma française. La comédienne, qui a reçu en 2011 le César du meilleur espoir féminin pour Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran, est d’ailleurs plébiscitée par les plus grands réalisateurs. Elle a ainsi tourné sous la direction de Jacques Audiard dans Un prophète, Philippe Claudel dans Avant l’hiver, Michel Leclerc dans La Lutte des classes ou encore Jeanne Herry pour Je verrai toujours vos visages.
Ce succès mérité a des conséquences sur le quotidien et la vie de Leïla Bekhti, comme elle le confie elle-même dans un entretien accordé au Parisien/Aujourd’hui en France. "Avec le succès, ce sont les plats sur la table qui ont changé, mais pas les gens assis autour. Mon entourage n’a jamais fait un sort à mon métier. On a tous des carences à des endroits mais la sécurité affective, ça forge et ça permet de ne pas aller chercher au mauvais endroit pour combler certaines choses", confie ainsi celle qui se réjouit de garder le même noyau dur d’amies depuis de nombreuses années. "C’est un métier où tout va très vite. Mais je n’ai jamais été entourée de courtisans. Mes copines d’enfance sont déjà sorties d’un de mes films en disant : « Oh là là, c’est relou ! » Elles ne vont même pas raconter à leur travail qu’on se connaît depuis l’âge de 9 ans, elles s’en fichent. Avec ou sans films, je sais qu’elles seront là."
Ce que Leïla Bekhti refuse de faire avec sa famille et ses enfants
La comédienne, qui est en couple avec Tahar Rahim, profite de cet entretien pour évoquer sa famille et leur quatrième enfant né il y a seulement un mois. "C’est une belle surprise. Là, j’arrête ! Pour l’instant ils sont petits, alors je les embarque partout avec moi sur les tournages. J’ai toujours fait ça. On est un peu des vagabonds, ensemble, c’est quelque chose d’assez joyeux", s’enthousiasme-t-elle en soulignant à quel point cette vie permet aux petits de développer leur capacité d’adaptation. Si elle refuse de les laisser quand elle est en tournage, c’est parce qu’elle ne veut pas "avoir le sentiment de rater quelque chose". "Je ne veux pas tourner pour tourner, je fais des choix de cœur, mais ma vie personnelle, je ne veux pas passer à côté. Je dois assumer le fait que j’ai voulu cette vie-là, mes enfants n’ont pas à en pâtir", conclut-elle.