Vous revoilà chroniqueuse dans une « bande ». En quoi celle-ci est différente ?
Énora Malagré : De toutes celles que j’ai connues, c’est la plus sincère, en ce sens que les gens, autour de la table, ne sont pas là par hasard. Ils sont journalistes ou artistes, et leur expertise est précieuse. Bienveillance, travail et humilité, on est au pays des Bisounours. C’est rare, et ça fait beaucoup de bien ! (Rires)
Et Ophélie Meunier en cheffe de bande, elle est comment ?
Elle est brillante, bosseuse, et sait fédérer son équipe. C’est une bonne « patronne », comme Marina (Carrère d’Encausse, ndlr) que je côtoie au Magazine de la santé, sur France 5. Je vis ma meilleure vie ! Si je le pouvais, je ne travaillerais plus qu’avec des femmes. Ça me repose ! (Rires)
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Il paraît que vous avez hésité à accepter ce poste. Pourquoi ?
Je trouvais qu’on m’avait trop vue, à une époque, et je voulais continuer à évoluer discrètement, en télé. Mais Régis Lamanna-Rodat, le producteur, a su trouver les mots. Et puis, je n’avais jamais travaillé pour M6, et je trouve que cette chaîne est encourageante et positive, malgré la nouveauté de la case et la concurrence qui sévit. J’espère que l’émission trouvera sa place, car l’équipe le mérite.
À cette table, vous avez un double rôle…
Je suis là, en effet, pour parler des femmes qui ont marqué l’actualité de la semaine ou qui m’ont touchée. Puis, je traite de tout ce qui peut apaiser les femmes en pleine crise de la quarantaine. Je suis dedans, personnellement, et ne le vis pas toujours très bien. Entre les sautes d’humeur, les doutes, les maux du corps… je teste tout ce qui peut adoucir un peu cette période.
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Le 4 mai, on vous a vue très émue de recevoir la comédienne Laëtitia Milot sur le plateau. Comme vous, elle lutte contre l’endométriose…
Cette maladie me gâche tellement la vie que je ne suis jamais insensible quand on l’évoque. Je craignais d’être ridicule, mais je me fous de ce que l’on pense de moi. Par le passé, j’ai peut-être dit ou fait des bêtises, mais j’en ai vraiment pris plein la figure. Aujourd’hui, que je plaise ou non m’est égal. Je suis alignée.
Énora Malagré : "Le théâtre été vital, quand j’ai démissionné de Touche pas à mon poste !"
Comment avez-vous trouvé la voie de l’apaisement ?
C’est grâce au Magazine de la santé, où j’ai une liberté de ton totale. Et puis, surtout, grâce au théâtre. Ça a été vital, pour moi, quand j’ai démissionné de Touche pas à mon poste !, il y a sept ans. Ça a été psychanalytique. J’allais tellement mal que ça m’a sauvé la vie. C’est là que je me sens le plus heureuse.
Où pouvons-nous vous applaudir ?
Je suis en tournée jusqu’au 24 juin avec Le Bal des vautours. Et à partir d’octobre, je jouerai au Théâtre de la Tour Eiffel, à Paris, dans la pièce Vive le vent d’hiver, mise en scène par Philippe Lelièvre. Par ailleurs, je peux vous le dire, en exclusivité : après un mini-rôle dans le film Paradis Paris, de Marjane Satrapi, qui sort le 12 juin, je vais tourner dans la prochaine comédie du réalisateur Frédéric Quiring ! Ce sera mon premier grand rôle au cinéma !
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Et vous n’êtes pas tentée par les séries télévisées ?
Si vous avez des plans, je suis preneuse, car je n’ai pas de propositions ! (Rires) Peut-être suis-je encore trop estampillée « chroniqueuse » ? Si ça vient, c’est bien. Sinon, tant pis ! Je suis heureuse comme ça !
La Grande Semaine, à 17h40 sur M6