Comment avez-vous été approchée pour participer à l’émission ?
Emy LTR : Et bien tout simplement par un mail de la production qui a contacté mon agent et qui me l’a transféré tout de suite en l’accompagnant d’un tout petit mot avec écrit : "Je pense que ça va te plaire".
Vous avez directement accepté ?
Franchement ? J’ai foncé direct. J’ai foncé parce que tout était trop évident. Et quand c’est trop évident, il n’y a pas besoin de se poser de questions.
Après YouTube, la réalisation, ou encore le métier d’influenceuse… Ça faisait partie de vos ambitions de cocher la case chroniqueuse ?
C’est vrai que c’est nouveau. Alors pour le coup, comme je fais pas mal de courts métrages, j’étais plus habituée à passer du casting au cinéma. C’est plus un univers que je connais. La télé, c’était quelque chose que je n’avais même pas approché de loin en fait. Et d’un coup, j’ai trouvé ça. Au départ, j’ai eu une vision un peu comme dans les films, j’ai envie de dire. Je voyais le Morning Show et c’était un peu fascinant parce que j’aime toutes les choses intrigantes. Et puis ce média, c’est un média iconique. Donc c’est vrai que non, je n’aurais pas pensé dans un premier temps, mais une fois qu’on me l’a présenté, je me suis dit : "Ah ouais". Et j’ai bien fait, parce que je vis une expérience vraiment extraordinaire !
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Pas trop stressée à l’idée de vous lancer dans ce nouvel exercice ?
Bien sûr, je ne veux pas décevoir. C’est la meilleure des façons de se dépasser. On a envie de bien faire. C’est un programme qui est quand même important quand on démarre en télé. Moi, on m’a souvent dit : "Bon, en général, on commence sur une petite chaîne". Et puis, il y a moi qui démarre sur France 3 avec Sophie Davant (rires). Enfin, tout est iconique. C’est vrai que d’un coup, c’est impressionnant. J’ai envie de faire honneur à la proposition qu’on m’a fait, tout en mettant bien en valeur les associations, parce qu’en plus il y a un axe qui est très challengeant et qui est très prenant émotionnellement. Donc je prends mon rôle très, très à cœur.
La cause animale, c’est important pour vous ?
La vie m’a souvent amenée sur des chemins où on m’a invitée à m’engager et j’y ai été sans réfléchir. J’ai toujours eu des chiens et je suis très très proche des canidés parce que j’ai coutume de dire que je pense avoir été un autre chien dans une autre vie (rires). Je pense que j’étais un staffie, un truc comme ça, un truc sympa. Et puis c’est vrai que moi je souffrais de phobie scolaire donc mon chien, c’était mon ami. C’était le seul et je pense que c’est tellement ancré en moi, dans mon ADN pour moi. Et si, encore une fois, sur mon chemin, on met ce projet-là qui est si parlant ? Je me dois de lui faire honneur parce qu’évidemment que je m’engage, évidemment que je suis engagée au quotidien, évidemment que ça me tient à cœur. Il faut aussi savoir que la cause animale, c’est très large. C’est vrai que, dans les actions précédentes, j’ai toujours été assez proche des abandons… Ça a souvent été mon cheval de bataille. Abandonner des chiens, des chats… c’est terrible. Donc j’ai beaucoup œuvré à ce niveau-là.
Vous parliez de phobie scolaire. Dans le premier épisode d’En bonne compagnie, Kamini évoquait le fait qu’un animal peut avoir rôle pour aider à contrer le harcèlement scolaire. Qu’en pensez-vous ?
Je suis persuadée que ça peut faire la différence parce que l’enfance, c’est une période qui est très violente et en même temps très très douce. Et par exemple, moi, j’ai un petit garçon de 18 mois et à 18 mois, il donne déjà à manger à ses chiens et en fait, on apprend par les animaux à s’occuper d’eux, à prendre soin d’autrui et je pense vraiment que ça crée des liens. Déjà un truc tout bête, mais il n’y a jamais autant de rencontres que dans un parc à chiens. C’est un sujet de conversation. Les animaux, c’est quelque chose qui rapproche. Il y a beaucoup plus de passionnés d’animaux que l’on ne le croit. C’est pas parce que quelqu’un n’aime pas les chiens qu’il n’aime pas les animaux (rires). Et je pense sincèrement que comme les animaux sont un lien entre les gens, ça peut aussi permettre d’apaiser et d’unir.
Ça se passe comment avec Sophie Davant sur le plateau ?
C’est très sympa ! On a pu faire connaissance lors d’un dîner organisé par la production. Ça a été une autoroute ce projet, je me suis retrouvée dans cette voiture qui roule très vite (rires). Et puis, c’est fascinant parce que Sophie, c’est quelqu’un qui est là depuis très longtemps. Elle est impressionnante, elle est charismatique, il faut prendre exemple. C’est un mastodonte de télévision. Et en fait, j’en ai profité parce que c’est super pédagogique pour moi, parce qu’elle me donne des conseils et qu’elle m’apprend beaucoup de choses.
Justement vous quels conseils vous a-t-elle donnés pour vos premiers pas à la télé ?
Au début, c’était très déroutant pour moi. Par exemple, lors du lancement d’un reportage, elle m’a regardée et elle m’a dit : "Fais-toi confiance". Et c’est vrai que ça m’a détendue parce que d’un coup, je me suis dit : "Mais c’est vrai qu’on n’est pas en direct". Et c’était tout bête, c’est un conseil que n’importe qui aurait pu me donner, mais elle l’a dit au moment où j’avais besoin de l’entendre. Et ça a marché, ça a vraiment fait la différence.
Ça se passe comment avec les deux autres chroniqueurs ?
Ils me maltraitent (rires). C’est terrible mais je me laisse pas faire et c’est très marrant parce qu’on se chamaille tout le temps. On a un groupe WhatsApp où on discute, on se chamaille tout le temps. On a plein de points communs, on a plein de trucs qu’on aime bien et l’ambiance entre nous, ça fait un peu joyeuse bande et c’est à Sophie de nous calmer (rires). On se taquine vraiment beaucoup, énormément.
Cette aventure vous a-t-elle donné envie de retenter l’expérience télévisuelle ?
Qui ne tente rien, n’a rien ! J’adorerais et cette expérience, c’est peut-être le début de quelque chose mais je ne peux pas en dire plus (rires).
Avez-vous d’autres projets, moins confidentiels, à venir ?
J’ai redémarré la production de courts-métrages, j’en ai un qui sort en février. Ça marquera mon retour à la fiction. J’ai aussi un livre qui sort en octobre prochain et qui sera un roman dystopique, pour jeune adultes. Je suis très très contente de partir sur ce terrain-là. Ça fait longtemps que je tâtonne et là je me suis dit : "Allez, on y va !". Ce projet prend vie et je suis tellement heureuse qu’il voit le jour.
Comment on fait pour gérer tous ces projets et être maman d’un enfant de 18 mois ?
J’ai une jumelle maléfique (rires) ! En vrai, j’ai de la chance, j’ai une structure et des managers autour de moi, des chargés de production, etc. J’ai plein de gens qui me permettent de me découper aussi, de me soulager sur certaines ou certaines choses. Moi, je garde l’artistique, je suis là sur les plateaux, je suis là pour écrire, pour jouer mais j’ai beaucoup de gens qui ensuite, prennent le relai. Je pense que c’est vraiment un luxe qui n’est pas offert à tout le monde et j’en ai extrêmement conscience. Je suis vraiment En (très) bonne compagnie !
Rendez-vous ce samedi 3 février à 15h35 sur France 3 dans En bonne compagnie.