On vous parle encore aujourd’hui de votre tube Marly-Gomont, sorti dans les années 2000 ?
Kamini : Oui bien sûr, c’est rentré dans le cœur des gens, dans l’inconscient collectif et ça a marqué toute une génération. Des gens qui me croisent dans la rue m’appellent encore par le nom du village (rires). C’était la célébrité brutale à l’époque. Je venais d’un milieu où c’était le travail et l’effort qui comptaient aux yeux de mon père donc j’avais un peu le sentiment d’avoir le syndrome de l’imposteur. J’ai réussi trop vite, trop fort et j’avais le sentiment d’avoir volé ma place. Heureusement, j’ai su combattre ce sentiment et j’ai réussi à ajuster mes émotions en temps et en heure. Le truc qui était difficile à cette époque-là, c’était que quand la célébrité brutale vous attrape, vous, vous êtes plus ou moins toujours le même, mais c’est le monde autour de vous qui change…
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Comment vous a-t-on approché pour devenir chroniqueur dans En bonne compagnie ?
C’est parce que ça fait sept ans que j’ai des émissions sur France 3. J’ai une émission qui s’appelle Les gens des Hauts et dans laquelle je pars à la rencontre des habitants des Hauts-de-France qui s’engagent pour leur région. J’ai mené cette émission pendant cinq ans et à la base, c’était une émission régionale qui devait être diffusée uniquement en région puisque j’étais ambassadeur des Hauts-de-France pour France 3. Sauf que l’émission a bien marché, donc elle est passée au National le mercredi matin… J’ai aussi eu une émission qui s’appelle Kamini en roue libre sur France 3, et diffusée en Centre-Val de Loire, en régional. J’ai quand même ce nom d’animateur France 3 et donc la chaîne s’est intéressée un peu plus à mon travail et a trouvé que ma personnalité collait bien avec l’émission En bonne compagnie. Ils ont aimé ma proximité avec les gens et c’est comme ça que j’ai été contacté pour l’émission au côté de Sophie Davant.
Avez-vous accepté immédiatement cette proposition ?
Oui, immédiatement parce que ma fréquence de tournage, même si je tourne beaucoup, me permettait de me rajouter des jours de tournage. Ça me laisse du temps de partir en one man show ou en concert le weekend donc c’est parfait, surtout que j’ai parfois des petits temps de pause. J’ai tout de suite expliqué aux producteurs : ‘Je veux bien bosser avec vous, mais faut accepter mon planning’. Donc ils ont dit ‘OK’. J’ai bien fait d’accepter parce que justement France 3 a pris la décision, il y a quelques mois, d’arrêter les programmes des ambassadeurs des régions donc ça tombait bien.
Ça s’est passé comment la rencontre avec Sophie Davant ?
On s’était déjà croisé et puis après, Sophie Davant, c’est quelqu’un de très abordable, de très simple. Je n’avais vraiment pas de craintes par rapport à ça et elle est vraiment très cool, très professionnelle. On apprend beaucoup quand même avec elle (rires), déjà Sophie Davant ne bafouille jamais ! Je ne sais pas pourquoi, est-ce qu’elle a son propre cerveau dans la bouche (rires) ? Peut-être ! De mon côté, je suis très bon sur l’exercice des reportages mais le plateau, c’est autre chose. Je suis vraiment en stage pour l’instant (rires).
Quel est votre rapport avec les animaux ?
La cause animale est une cause à défendre pour moi. J’ai grandi à la campagne, entouré d’animaux, de vaches, de moutons… Mes potes étaient enfants d’agriculteurs, donc quand j’allais chez eux, il y avait toujours des animaux et puis dans les années 1980, dans les villages, tous les gens, à part ma famille, avait des chiens (rires).
Tout le monde sauf vous ? Vous aviez quand même un animal de compagnie ?
On était dans l’équipe adverse (rires) ! On a eu un chat et mon dernier, c’est quand j’étais encore étudiant. Je me suis séparé et la personne a gardé le chat et le chat de ma famille est mort… écrasé parce qu’on habitait en face de la Nationale donc ça n’a pas pardonné.
Dans le numéro de ce samedi 20 janvier, vous évoquez notamment le sujet du harcèlement scolaire. Vous en avez vous-même été victime…
Alors le harcèlement scolaire… Pour moi et ma génération, à l’époque ces termes n’existaient pas pour définir ça. J’étais victime de racisme primaire, d’insultes tout ça mais on ne mettait pas le mot ‘harcèlement’. C’est seulement avec les années passées et puis avec la nouvelle génération que j’ai pris conscience qu’on devait appeler ça comme ça. J’ai vécu avec des camarades qui étaient tout le temps sur mon dos… Dans les couloirs, on me sautait dessus… Du coup, c’est vrai que c’est un sujet qui m’a touché quand on m’a proposé d’en parler sous le prisme des animaux et notamment avec le fait que la présence d’un chien puisse aider à baisser le taux de harcèlement, mais je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler (rires).
Avez-vous des projets à venir ?
Je sors une nouvelle chanson bientôt, le 14 février pour être précis. Ça sera une chanson d’amour. En fait, moi, je mets des sons quand j’ai le temps, je fais un clip et je le mets sur YouTube et voilà (rires). Je joue mais je ne cherche pas spécialement à sortir un album mais je vais peut être en faire un. Aussi, j’ai vendu un second scénario autour de l’univers de Marly-Gomont. Il est encore en cours d’écriture et j’espère sortir le film dans deux ans. Il y a aussi un autre projet qui me tient vraiment à cœur et pour lequel j’ai des rendez-vous prochainement, c’est pour le développement de Marly-Gomont, la série. Et puis après, j’ai des projets de manga aussi, j’ai des scénarios de manga qui sont prêts… J’écris beaucoup de choses donc il faut me suivre sur les réseaux sociaux ou sur Instagram (rires).
Rendez-vous dans En bonne compagnie tous les samedis sur France 3 à 15h35