En Australie, on court, on nage, on surfe (évidemment !), on fait du vélo, on pratique même le rugby sous l’eau, comme le montre l’une des séquences amusantes de ce numéro inédit d’Échappées belles, dans lequel l’animatrice Sophie Jovillard suit la Prince Highway, numérotée A1, ou du moins une partie de cette route spectaculaire qui longe l’océan Pacifique depuis Sydney (5,1 millions d’habitants) jusqu’à sa grande rivale du Sud, Melbourne (4,9 millions d’habitants). On fait donc beaucoup de sport… Le matin, alors que le soleil n’est même pas levé, on peut apercevoir, sur toutes les plages de Sydney et des environs, comme celle de Bondi, les silhouettes de ceux n’hésitant pas à plonger dans l’océan pour brasser et crawler allègrement, malgré la présence avérée de quelques requins – heureusement – peu agressifs. Comme l’explique une étudiante ukrainienne réfugiée à Sydney, le sport est l’un des meilleurs moyens de s’intégrer. Voilà comment cette nageuse, spécialiste des distances longues dans son pays, est devenue membre d’une équipe de rugby subaquatique, une sorte de water-polo où les contacts rugueux sont permis.
UN RITE ABORIGÈNE SUR UN BANC DE SABLE
L’animatrice, elle, s’autorise une petite suée en grimpant au sommet du Harbour Bridge (134 mètres), comme le font 200 000 visiteurs chaque année. Sans doute l’une des plus belles vues sur la ville et la baie qui l’entoure. Quelques centaines de kilomètres plus bas, vers le Sud, c’est avec Jacob Morri, un Aborigène, que Sophie a rendez-vous sur un banc de sable de la baie de Jervis. Un endroit où l’on trouve des traces de peuplement remontant à plus de 20 000 ans, et que les Aborigènes connaissent sous le nom de Booderee (la baie de l’abondance). Les bras, les jambes et le visage couverts d’argile gris, Jacob, qui est aussi danseur et chanteur, mène, avec de jeunes membres de sa famille, une cérémonie censée lui permettre de rester en communion avec la terre, la nature et perpétuer ainsi les traditions de son peuple, qui ne représente plus que 3 % de la population totale de l’Australie, soit 760 000 individus.
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Plus loin, alors qu’elle se rapproche de Melbourne, Sophie est rejointe sur la route par Noémie Seck, une Française tombée amoureuse du pays, et qui y travaille désormais comme conseillère écologique. Un drôle de métier qui consiste à observer la faune et la fl ore pour donner des recommandations, afin d’assurer la protection des espèces. Comme le rappelle l’émission, toute cette partie de l’Australie a été dévastée en 2019 par des incendies gigantesques, soit l’équivalent d’un territoire grand comme la Belgique ! Mais, quatre ans plus tard, la végétation a déjà fait sa réapparition, notamment au Parc National Beowa. Près de Wilsons Promontory, où Noémie et Sophie ont établi leur bivouac, la pose d’une caméra sur un petit sentier révèle, au petit matin, son lot de surprises en images. Un wombat, ce marsupial ayant la particularité de faire des crottes carrées, a pointé son nez, ainsi qu’un animal proche du hérisson, nommé échidné, sans oublier les petits cousins des kangourous que sont les wallabies.
Echappées belles, samedi 27 avril à 21h00 sur France 5
FRÉDÉRICK RAPILLY