Mon beau sapin
Installé place Kléber, à Strasbourg, il culmine à plus de 30 m, ce qui en fait le plus haut sapin de Noël d’Europe. Le temps d’être orné de 200 décorations lumineuses et de 7 kilomètres de guirlandes, il offre, chaque soir, à partir de fin novembre, un son et lumière de 7 minutes, devant une foule émerveillée. Selon Adrien Fernique, jeune historien du Musée alsacien de Strasbourg : « Le sapin de Noël est un succès mondial, mais à la sauce elsässich – alsacienne –, car la plus ancienne mention du sapin de Noël vient de Strasbourg et date de 1492… À cette époque-là, l’OEuvre Notre-Dame achète neuf sapins pour les neuf paroisses de la ville, afin d’accueillir la nouvelle année, fêtée alors le 25 décembre. »
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Un invité inattendu
La cathédrale de Strasbourg accueille chaque année une crèche géante, composée de 40 statues datant du XIXe siècle. Parmi elles apparaît un animal incongru : un éléphant ! Explication du sacristain, Michel Bolli : « Du temps de la conception des crèches, les gens ne voyageaient pas. Donc, ils découvraient ça. Même si c’est un éléphant en bois, c’était fantastique. C’est un peu l’une des stars, après l’Enfant Jésus, bien sûr ! »
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La belle et la bête
On connaît Saint-Nicolas et le Père Noël, mais savez-vous qui est le Hans Trapp ? Ce personnage est inspiré d’un tyran médiéval, Hans von Trotha, seigneur d’un château ayant terrorisé et affamé la population de Wissembourg, un village du Bas-Rhin. Comparable au Père Fouettard, il déambule le 21 décembre dans les rues de Wissembourg, sous les traits d’un comédien amateur, qui effraie petits et grands par sa stature et son regard noir. Heureusement, il est vite suivi du Christkindel, incarnation du Bien, représenté par une jeune femme distribuant bonbons et friandises aux enfants sages.
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Assiette d’exception
Un jour de 1778, désireux d’impressionner ses hôtes, le maréchal de Contades, alors gouverneur militaire d’Alsace, demanda à son chef de confectionner un plat original. Le cuisinier s’exécuta en proposant une recette de foie gras, dont la réputation ira jusqu’à la cour de Louis XVI. Depuis une vingtaine d’années, le chef étoilé Thierry Schwartz inscrit le pâté en croûte maréchal de Contades à la carte de son restaurant gastronomique d’Obernai, tout au long des fêtes. Aujourd’hui, il est le seul chef en France à le préparer : « C’est une farce fine de veau marinée à la truffe avec différents aromates et épices, du saindoux, dont le côté gras va fixer les arômes, et du bon foie gras d’oie, le tout dans la simplicité d’un pâté en croûte. » La tradition, ça a du bon, voire du très bon. On salive, rien qu’à voir le résultat en images.
Des racines & des ailes, mercredi 10 décembre à 21h10 sur France 3