« Des juments dans une foire » : Matthieu Delormeau réclame l’arrêt définitif de Miss France

Publié le 19 décembre 2023 à 12:49
Wyters Alban/ABACA
Alors que le sacre d'Ève Gilles lors de Miss France 2024 a suscité beaucoup de polémiques sur les réseaux sociaux, Matthieu Delormeau a pris la parole et n'a pas mâché ses mots vis à vis du concours de beauté.

Un début de règne mouvementé. Le samedi 16 décembre, Ève Gilles a été sacrée Miss France 2024 devant plus de 7,5 millions de téléspectateurs. La candidate du Nord-Pas-de-Calais s’est imposée en finale face à Audrey Ho-Wen-Tsaï (Miss Guyane). Sa victoire a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, certaines étaient particulièrement violentes vis à vis du physique de la jeune femme.

"Je n’ai absolument pas envie de leur répondre, je n’ai pas envie de leur accorder cette lumière. Ils veulent juste déverser leur haine et surfer sur la vague des critiques négatives qu’ils ont lues", nous a confié Ève Gilles, avant d’évoquer les personnes victimes de harcèlement. "Je pense qu’il faut s’entourer de personnes de confiance, ou même de professionnels qui pourront nous aider car c’est surtout au niveau du mental que c’est difficile. Mais c’est important d’en parler à des proches ou des personnes extérieures. Toutes les femmes sont différentes. Il faut s’aimer soi-même et les gens pourront peut-être s’en inspirer", ajoute-t-elle. Ce mardi 19 décembre, Matthieu Delormeau a pris la parole sur X afin d’évoquer le concours de beauté. Loin d’être fan de l’évènement, l’ancien chroniqueur de TPMP a fait passer un message clair : selon lui, l’heure est venue de mettre un terme à Miss France.

"Arrêtez de nous convaincre qu’on vote suite aux discours de la Miss, ‘j’aime la paix, les enfants…’. Et plutôt que de s’offenser à propos des critiques reçues par cette jeune fille magnifique (et qui risque d’avoir des séquelles psychologiques à vie), arrêtez cette mascarade !Les femmes se battent pour leurs droits (le combat n’est pas gagné) mais acceptent ce spectacle dégradants chaque année où elles défilent devant un jury telles des juments dans une foire ! C’est désolant", a-t-il lâché.

Par
Aurélien Gaucher