Ève Gilles (Miss France 2024) : « J’ai coupé mes cheveux sur un coup de tête » (EXCLU)

Publié le 18 décembre 2023 à 19:35
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Le destin de celle qui représentait le Nord-Pas-de-Calais a été bouleversé ce samedi 16 décembre 2023. Celle qui succède à Indira Ampiot a accepté de répondre aux questions de "Télé 7 Jours"...

Moins de deux jours après votre sacre, comment vous sentez-vous ?

Ève Gilles, Miss France 2024 : Je me sens bien, merci, mais je ne réalise toujours pas. Tout s’accélère, ça va tellement vite, on n’a pas le temps de se poser. Je pense que je réaliserai en retrouvant ma famille mercredi.

Comment avez-vous vécu la cérémonie ? 

J’étais pleine d’excitation, je respirais la joie ! Je n’avais qu’une hâte, c’était de faire les tableaux. Je les trouvais tous incroyables. Et et coulisses, on aurait pu penser que celles qui n’ont pas été sélectionnées parmi les cinq finalistes s’isoleraient à cause de la déception, mais il y a énormément de filles qui sont venues me voir pour m’encourager et me soutenir. Il y avait énormément de solidarité. 

Que retenez-vous des mois de préparation qui ont précédé l’élection de Miss France ? 

Je retiens des accueils incroyables partout où on allait, que ce soit en Guyane, à la parade de Dijon ou les autres événements. À côté de ça, les activités qu’on a pu faire ont été toutes plus chouettes les unes que les autres.

Avez-vous pu voir l’hommage à Geneviève de Fontenay depuis les coulisses ?

Nous étions occupées et je n’ai pas encore revu l’émission, mais nous avons pu l’apercevoir lors des répétitions. Rien que la musique et de voir ces femmes entrer sur scène, c’était vraiment très émouvant…

Vous n’avez que 20 ans, mais vous avez l’air très décontracté…

Je reste moi-même, je ne me prends pas la tête. Je parle en interview comme je parle dans la vie de tous les jours. Je ne mets pas de pression, je réponds comme j’ai envie de répondre et comme les choses me viennent.

Comment avez-vous vécu votre passage au JT de 13 Heures sur TF1 ? 

Au départ, je pensais simplement que ce serait une interview de plus. Mais finalement, pas du tout ! Quand je suis arrivée sur le plateau, c’était vraiment très étrange, parce que je regardais souvent le journal à la télé avec mes parents. Là, on passe de l’autre côté de l’écran !

Vous êtes la quatrième fois Miss Nord-Pas-de-Calais à devenir Miss France en dix ans…

Oui ! Je suis très fière de ma région, de la représenter et de l’avoir faite gagner. Et il y a beaucoup de coïncidences entre nous quatre. Par exemple, Maëva Coucke a aussi été élue un 16 décembre.

Quels messages et quelles valeurs voulez-vous porter cette année ?

J’ai envie de prôner une image de la femme forte, déterminée, et de mettre en avant des combats tels que le féminisme. Mais plutôt que de me précipiter et de dire tout et n’importe quoi, je préfère prendre mon temps pour en parler et agir en ce sens.

Vous dites avoir reçu "une vague de body shaming" lors de la parution des photos des candidates en maillot de bain, et le harcèlement a repris de plus belle depuis votre sacre…

Je n’ai absolument pas envie de leur répondre, je n’ai pas envie de leur accorder cette lumière. Ils veulent juste déverser leur haine et surfer sur la vague des critiques négatives qu’ils ont lues. 

Avez-vous des conseils à donner aux personnes victimes de harcèlement ?

Je pense qu’il faut s’entourer de personnes de confiance, ou même de professionnels qui pourront nous aider car c’est surtout au niveau du mental que c’est difficile. Mais c’est important d’en parler à des proches ou des personnes extérieures. Toutes les femmes sont différentes. Il faut s’aimer soi-même et les gens pourront peut-être s’en inspirer. 

Avez-vous toujours eu les cheveux courts ?

J’ai coupé mes cheveux il y a trois ans, sur un coup de tête. Ils arrivaient sous mes épaules et ma mère m’a dit : "Ève, j’en ai marre, tes cheveux traînent partout, va te les faire couper". Je lui ai dit "okay". Elle m’a dit qu’elle rigolait, mais moi pas. Deux jours après, j’étais chez le coiffeur !

Vous avez travaillé à l’usine, pouvez-vous nous en dire plus ?

J’y ai travaillé pendant quelques mois car les études de médecine ne me plaisaient plus. Je faisais du conditionnement d’oeufs. Une machine les mettait dans des boîtes, et nous, on les récupérait pour les mettre dans des cartons. Puis on les envoyait aux magasins ou d’autres usines qui en avaient besoin pour faire des crêpes ou d’autres produits.

Vous êtes étudiante en licence de mathématiques, quel parcours envisagez-vous ?

J’ai de nombreux rêves. J’adore la scène, ça me ferait très plaisir d’y retourner. J’adore aussi parler, donc je suis également attirée par la radio. Je voudrais aussi travailler dans la mode, que j’aime beaucoup. Mais les maths me passionnent aussi, et le métier de statisticienne me plairait tout autant. Je ne pense pas qu’il y ait des métiers plus importants ou prestigieux que d’autres. Je ne sais pas de quoi demain est fait et quoi qu’il arrive, j’irai jusqu’au bout de mon diplôme de licence. 

Par
Hugo Mallais