Dans les yeux d’Olivier (France 2) : « Au début, je culpabilise beaucoup », Jérémy Ferrari se confie sur son expérience de transfuge de classe

Publié le 24 janvier 2024 à 14:10
France Télévisions
Ce soir, France 2 propose un nouveau numéro de Dans les yeux d'Olivier. Le thème ? Les "transclasses" ou ces hommes et ces femmes qui ont brisé les codes en changeant de trajectoire. Peut-on échapper à son milieu ? Jérémy Ferrari 

Ce mercredi 24 janvier, Dans les yeux d’Olivier revient avec un tout nouveau numéro sur les "transclasses". "Anonymes ou célèbres, ils ont su s’extirper de leur milieu d’origine en brisant les codes et entreprendre un voyage social et personnel sous hautes turbulences…", écrit France Télévisions. En France, il faut six générations pour sortir de la pauvreté et comme le souligne le groupe, "les familles aisées ont trois fois plus de chance d’appartenir plus tard aux 20 % les plus riches". Les personnes qui témoignent ce soir ont su défier les lois de la reproduction sociale pour inventer leur propre trajectoire mais entre quête identitaire, doutes et sentiment de solitude, comment se sentir à sa place ? Comment ne pas rompre avec les siens ? 

"Je ne le vis pas très bien"

Youssef, fils d’ouvrir, qui a grandi dans un quartier populaire est aujourd’hui magistrat au tribunal de Bobigny. Roman, enfant précaire et orphelin, aujourd’hui âgé de 24 ans, a dû se battre pour obtenir la garde de sa sœur Yonah, âgée de 13 ans. Subvenir aux besoins de sa famille tout en poursuivant son doctorat de psychologie a été un véritable parcours du combattant pour le jeune homme. Puis, Soubattra, qui a grandi dans un logement social avec ses sœurs et ses parents qui ne parlent que tamoul, évoquera son parcours scolaire sans faute. Doctorante et agrégée de philosophie à l’université Panthéon-Sorbonne, elle souffre à 34 ans de ce que l’on appelle le syndrome de l’imposteur. L’humoriste Jérémy Ferrari a, lui aussi, accepté de témoigner au sujet de ce grand écart social entre ses parents et lui. D’une enfance modeste au sein de l’épicerie familiale, il finit par rencontrer une ascension fulgurante et devient célèbre. Il confie dans le documentaire : "Au début, je culpabilise beaucoup parce que le moment où j’explose, c’est un an ou deux après que mes parents aient tout perdu… Je ne le vis pas très très bien (…) Je gagne en une soirée ce que mon père gagne en un mois, et encore quand c’est pas en trois ou en quatre… Et ça, je ne le vis pas très bien". Peut-on échapper à son milieu ? Rendez-vous ce soir à 22h57 sur France 2 pour découvrir ces quatre témoignages dans l’émission d’Olivier Delacroix. 

Par
Kahina Boudjidj