Pourquoi avoir accepté de commenter les demi-finales, vous qui êtes plutôt habitué à entrer en scène au moment de l’ultime soirée ?
Stéphane Bern : C’est Alexandra Redde-Amiel, la cheffe de la délégation française, qui m’a proposé de le faire pour la première fois. J’ai accepté volontiers. Les demi-finales ont fini par s’imposer en France. C’est une suite logique. Cela permet de suivre l’aventure de l’Eurovision de A à Z. J’entre directement dans le bain ! Je suis très excité par ce nouveau challenge.
En quoi cette soirée est-elle déjà capitale pour Louane ?
Même si la France n’est pas obligée d’être présente, Louane participe. Cela permet de faire les derniers réglages, et c’est bien pour sentir l’ambiance.
Quel regard portez-vous sur la candidature de la chanteuse ?
C’est une formidable idée. Je connais Louane depuis des années, ça fait un moment que je la suis. C’est une artiste complète. Elle est passée par des épreuves dans la vie qui font qu’elle ne va pas partir en vrille. C’était le rêve de sa mère qu’elle fasse l’Eurovision. La boucle est bouclée.
À lire également
Quelles sont ses plus grandes forces ?
Elle a beaucoup d’atouts. D’abord, tout le monde l’aime, c’est fou ! Elle n’est pas clivante, comme on le dirait d’autres artistes. Ensuite, l’Eurovision, c’est énormément de travail, de préparation. Le corps et l’esprit sont mis à rude épreuve, ça n’arrête pas. Louane a un mental d’acier pour ça. Et elle a une très belle chanson ! Son titre maman me met les larmes aux yeux, je dois l’avouer.
Selon vous, qu’est-ce qu’il manque à la France pour remporter l’Eurovision ?
Vous savez, certains pays votent pour l’artiste, et d’autres sur des critères de diplomatie et d’influence. On doit reconnaître que notre zone d’influence s’est un peu réduite avec le temps. Notre présence est moins flagrante qu’autrefois.
Avez-vous des favoris ?
J’aime bien l’Autrichien, il a une voix extraordinaire. Les Suédois sont encore parfaits. Ils ont des chansons qui sont formatées pour l’Eurovision. Mais je suis déjà allé deux fois en Suède (en 2016 et 2024, ndlr)… Ça va, quoi ! Place aux autres, il serait temps qu’on organise le concours en France ! Je pense qu’on a toutes nos chances, je suis confiant.
À lire également
Qu’est-ce qu’un bon commentateur de l’Eurovision ?
Dans la première partie, il faut être très rigoureux : c’est-à-dire présenter les chansons sans donner son opinion. On n’est pas là pour se moquer. Il faut se taire quand les chansons commencent… Ensuite, au moment des votes, là, on peut se lâcher davantage, faire un peu d’humour… C’est plus léger.
Cette année, l’Eurovision a lieu en Suisse, pays que représentait Céline Dion en 1988 lors de sa victoire au concours…
C’était formidable. J’ai eu la chance de faire des émissions avec Céline Dion. C’est une grande professionnelle qui veille au moindre détail, le tout sans se prendre au sérieux. Elle vous donne l’impression de n’être venue que pour vous. Louane est pareil. Elle a l’étoffe d’une gagnante.
Concours Eurovision de la chanson 2025, jeudi 15 mai à 21h00 sur France 4