C’est une opinion face à laquelle Philipine Jaillet n’est clairement pas restée insensible. Le 13 mai dernier, le site de Libération avait publié un billet dans lequel nos confrères estimaient que Charles (candidat de la dernière saison de Top Chef) avait "une attitude macho irritante" et que cela avait des répercussions sur la participation de sa compagne, Philippine. Un article qui visait à mettre en lumière les milieux du travail parfois jugés comme étant "hostiles aux femmes" mais qui a surtout beaucoup affecté la jeune cheffe qui, sur son compte Instagram, jeudi 22 mai, a tenu à partager son avis sur la question.
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"Ce texte m’a profondément choquée. Il instrumentalise ma relation personnelle et professionnelle avec mon compagnon Charles Neyers en projetant sur nous une lecture simpliste et réductrice, totalement déconnectée de notre réalité", a d’abord tenu à rappeler Philippine Jaillet, avant d’ajouter, cash sur la vision faussée que ce billet véhicule à son sujet : "Il s’appuie sur une interprétation subjective d’un programme monté et scénarisé, sans jamais nous avoir contactés, sans recueil de notre parole et sans contrepoint. Ce qui est grave, c’est qu’en m’assignant un rôle – celui de la victime silencieuse – on me dépossède de ma propre voix, tout en alimentant un système que l’on prétend pourtant dénoncer." Loin d’être une victime dans la vraie vie, la jeune cheffe à tenu à rappeler qu’elle était avant tout une "entrepreneuse" mais surtout la "cofondatrice d’un restaurant que nous avons construit ensemble [elle et Charles, ndlr]". Touchée par cet article qu’elle estime, "erroné, vexant et […] irresponsable", la jeune cheffe espère que cela n’aurait pas "d’impact direct sur [leur] réputation et [leur] restaurant".
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Si l’article de Libération avait pour but de sensibiliser leurs lecteurs sur le milieu hostile qui peut parfois prendre place pour les femmes, dans l’univers de la cuisine professionnelle, Philippine Jaillet a estimé, dans sa prise de parole, qu’il était important de le faire. "Oui, il faut en parler. Mais ce débat mérite du temps, du sérieux, de la nuance et surtout du respect. Il ne peut se faire en effaçant les personnes concernées", a-t-elle ajouté. Et de conclure, s’adressant, cette fois, à ses abonnés : "Votre bienveillance, vos messages et votre discernement ont compté plus que vous ne l’imaginez."