Au lendemain de l’élection de Hinaupoko Devèze comme Miss France 2026, les réactions se multiplient. Si la soirée du samedi 6 décembre a été marquée par l’émotion, la compétition et une invitation à la bienveillance formulée par les candidates, elle n’a pas convaincu tout le monde. Parmi les voix critiques ? Celle d’Alain Chamfort s’est fait entendre. Lors de la séquence consacrée aux questions, Juliette Collet, Miss Nouvelle-Calédonie, a rappelé l’importance du respect, notamment sur les réseaux sociaux. "Vous êtes sur votre canapé à nous regarder, nous avons eu le courage de venir ici, je vous invite à la bienveillance", a-t-elle déclaré devant des millions de téléspectateurs.
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Un appel applaudi dans la salle, mais qui n’a pas suffi à faire changer d’avis le chanteur. Interrogé par Ouest-France, Alain Chamfort a confié ne pas adhérer au concept du concours. "C’est paradoxal après #MeToo. Maintenant, même les Miss France revendiquent leur féminisme", a-t-il observé, estimant que ce type d’élection reste à ses yeux en décalage avec l’évolution des mentalités. Pour l’interprète de Manureva, l’expérience Miss France ressemble davantage à une parenthèse qu’à une véritable opportunité durable. Selon lui, les jeunes femmes s’ouvrent une porte sur une vie idéalisée mais temporaire. "Je ne les encourage pas, ce n’est pas une vie dans la réalité…", affirme même l’artiste de 76 ans à nos confrères.
Pour autant, Alain Chamfort ne prône pas l’interdiction du concours, ni ne condamne les candidates. Son jugement reste nuancé et teinté d’indulgence puisqu’il a volontiers reconnu : "Mais pourquoi pas après tout : si cela leur fait plaisir, si elles sont heureuses, si cela leur offre un moment de vie extraordinaire…". Le chanteur insiste toutefois sur l’aspect éphémère de cette aventure médiatique qui "ne dure qu’un an". Une manière, peut-être, de rappeler que derrière les paillettes et l’exposition, le retour à la réalité est inévitable.
Qui est Hinaupoko Deveze, Miss France 2026 ?
Derrière la nouvelle reine de beauté, se dessine un parcours riche. Hinaupoko Devèze voit le jour à Tahiti, mais son enfance s’écrit en mouvement permanent, entre la Polynésie française et le sud de la métropole. Métisse, elle hérite de sa mère des origines marquisiennes, tandis que son père lui transmet une ascendance métropolitaine. Deux héritages qu’elle ne choisit pas mais qu’elle les embrasse comme une évidence.
Avant d’enfiler l’écharpe de Miss, la jeune femme occupait un poste central dans une entreprise touristique. Secrétaire administrative et organisatrice de séjour éco-responsable, elle concoctait des voyages vers les Marquises afin de valoriser son territoire, le faire découvrir et en préserver la beauté. A Paris Match, elle a confié au sujet de sa participation au concours de beauté : "Depuis toute petite, mon entourage m’encourageait à oser prétendre à ce titre. Me lancer dans cette aventure, c’était avant tout un défi personnel : celui de me dépasser, de gagner en assurance, mais aussi de me reconnecter à mes racines".