Le Zénith d’Amiens a offert un show étincelant ce samedi 6 décembre et comme chaque année, l’élection de Miss France a mêlé tradition et émotions, sous les yeux de millions de téléspectateurs. Avant l’instant décisif, les cinq finalistes ont été interrogées par d’anciennes Miss, dont Maeva Coucke et quelques minutes plus tard, la reine sortante, Angélique Angarni-Filopon, est montée sur scène pour adresser un ultime message.
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Miss France 2026 est Miss Tahiti
La voix tremblante, elle a résumé ainsi son année intense : "Miss France, c’est un chemin qui bouleverse, qui fait grandir, et je ne changerais cette expérience pour rien au monde". La jeune femme, qui a été victime d’attaques en ligne, a profité de cet adieu pour faire passer une requête claire et a demandé aux téléspectateurs "d’être un peu plus bienveillants que vous ne l’avez été avec moi".
Alors que la tension montait, Jean-Pierre Foucault a pris la parole pour sceller le sort de la soirée et le moment tant attendu est arrivé. Dans un Zénith retenu, le nom de la nouvelle Miss France 2026 a enfin été révélé : Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti. Angélique Angarni-Filopon a remis la couronne à sa successeure, visiblement émue et la jeune Tahitienne, bouleversée, de laisser éclater sa surprise : "Je n’arrive pas à réaliser ce qui se passe, je n’arrive pas à réaliser que j’ai la couronne de Miss France sur la tête".
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Qui est Hinaupoko Deveze ?
Derrière le sourire lumineux de la nouvelle Miss France, il y a un parcours marqué par les voyages, les racines et un défi personnel. Née à Tahiti, la jeune femme grandit entre la Polynésie française et le sud de la métropole. Métisse, elle tient de sa mère ses origines marquisiennes, et de son père une ascendance métropolitaine. Ces deux univers, elle les porte en elle comme une évidence. Après avoir quitté son île pour poursuivre une licence de psychologie, Hinaupoko Devèze décide de revenir au pays afin de retisser le lien avec sa culture.
Son retour en Polynésie n’est pas synonyme de pause puisqu’avant de se lancer dans le concours, elle travaille dans une entreprise touristique. Elle y occupe un poste polyvalent de secrétaire administrative et organisatrice de séjour éco-responsable à destination des îles Marquises. Une fonction qui lui permet de valoriser son territoire et de transmettre son attachement à la nature et à la culture locale.
Si Hinaupoko Devèze a décidé de se présenter à Miss France, ce n’est pas un hasard. La jeune femme l’avait expliqué il y a quelques jours à nos confrères de Paris Match : "Depuis toute petite, mon entourage m’encourageait à oser prétendre à ce titre". Et de préciser : "Me lancer dans cette aventure, c’était avant tout un défi personnel : celui de me dépasser, de gagner en assurance, mais aussi de me reconnecter à mes racines".
Les premières réactions de la reine de beauté
"Je suis toujours dans l’effervescence de la compétition. J’ai presque l’impression que demain, je vais me réveiller avec les 29 autres candidates pour une nouvelle journée de préparation… alors qu’en réalité, je suis Miss France 2026. L’adrénaline n’est pas retombée, je suis encore sur un petit nuage. Je n’ai même pas vraiment eu le temps de regarder la couronne sur ma tête, mais je la sens déjà", a-t-elle confié à nos confrères du Parisien présents sur place.
Concernant la façon dont elle envisage son règne, Hinaupoko Devèze a précisé : "On ne naît pas Miss France, on le devient. On m’a dit de profiter, que ce serait une année merveilleuse. Je crois qu’on ne peut jamais être totalement prête, on découvre, on apprend, on grandit. J’espère pouvoir développer ma cause, celle de la santé mentale et représenter au mieux les valeurs de la France". La jeune femme a néanmoins tenu à préciser qu’elle allait faire tout son possible pour sensibiliser autour de la santé mentale.
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"Être favorite, ce n’est jamais simple"
"Nous vivons dans une société qui valorise la force, l’image, le contrôle. Pourtant, nos fragilités font partie de nous. J’ai moi-même vécu des périodes difficiles, comme tout le monde, mais à l’époque je n’avais jamais entendu de témoignages auxquels m’identifier. Alors j’ai décidé d’en parler, pour montrer que si moi je peux le faire devant des millions de personnes, chacun peut le faire à son échelle", a-t-elle indiqué.
Quant à son statut de favorite, Misss Tahiti a avoué que ça n’avait pas forcément été un cadeau… "Être favorite, ce n’est jamais simple. On est observée, la moindre erreur se voit. Je préférais largement être la surprise de l’année que de porter ce poids. Alors j’ai essayé d’ignorer les pronostics et de rester concentrée sur ce que je voulais transmettre", a conclu la désormais Miss France 2026.