C à vous (France 5) – Églantine Éméyé : « Ma connaissance de l’émission a aussi facilité mon adaptation »

Publié le 14 février 2026 à 9:02
© Benjamin Decoin / Bestimage
INTERVIEW. Femme engagée et aussi comédienne, l’animatrice Églantine Éméyé, pose un regard curieux et pertinent sur la culture. 

Comment définiriez-vous votre chronique « L’oeil d’Églantine » ? 

Églantine Éméyé : Je pose un regard sur la culture avec un spectre très large. C’est l’équivalent de l’oeil de Pierre (Lescure) en semaine. Je traite les sujets qui m’intéressent et que j’ai choisis. C’est sans doute la différence avec Pierre, qui traite de thèmes plus en adéquation avec son univers, parmi lesquels beaucoup d’acteurs, de réalisateurs, d’artistes et d’écrivains propres à sa génération. 

Votre parcours à la télé est incroyablement varié : météo, sciences, artisanat, mode, brocante… Comment tout cela nourrit-il aujourd’hui votre rubrique ? 

Je n’ai jamais souhaité me spécialiser. Je suis curieuse de nature et je me suis toujours intéressée à des domaines différents. Je me considère comme une passerelle entre les professionnels et le grand public. Il m’est arrivé, par exemple, à l’occasion d’un salon sur le tatouage, de consacrer ma chronique à ce phénomène. Il me semblait intéressant de raconter l’origine et l’histoire du tatouage en France. 

En débarquant sur ce talk-show le week-end, vous étiez un peu en terrain connu… 

En effet, je connaissais déjà bien l’émission pour avoir été, durant toute la saison 2012-2013, le joker d’Alessandra Sublet (qui était alors présentatrice, ndlr). 

Cette expérience a dû faciliter votre intégration… 

Mohamed Bouhafsi, qui est le présentateur de cette version du weekend, a créé, à la fin de l’été dernier, une équipe avec des personnes que je ne connaissais pas du tout. Chacun est arrivé avec son caractère et ses spécificités. En ce qui me concerne, je fais de la télé depuis très longtemps maintenant, et puis ma connaissance de l’émission a aussi facilité mon adaptation. 

Avec Mohamed Bouafsi aux commandes, comment vous distribuez- vous la parole entre chroniqueurs (Amandine Bégot, Yaël Goosz, Paul Larrouturou et Diane Segard) ? 

On ne se connaissait pas, mais le courant est très bien passé. Nous avons tous notre domaine de prédilection, mais, rapidement, on s’est accordés pour se passer assez librement la parole. On peut intervenir avec notre sensibilité personnelle sur les chroniques des uns et des autres. Ça met de la vie sur le plateau et ça entretient la bonne humeur. 

N’avez-vous pas envie de présenter votre propre programme ? 

Je ne suis pas une ambitieuse. J’ai déjà eu mes propres émissions. Actuellement, je présente Les Engagés, sur Mieux, la chaîne santé de Michel Cymes… C’est un magazine qui met en avant les aidants.

Venir en aide aux familles d’enfants handicapés est une cause qui vous tient à coeur… 

J’ai fondé l’association Un pas vers la vie, qui soutient les familles ayant un enfant touché par l’autisme. Pour l’avoir vécu, je connais le sentiment de solitude que l’on peut ressentir en tant que parent d’un enfant autiste. 

On a eu l’occasion de voir vos débuts de comédienne dans la série Meurtres à Bayeux (diffusée en février 2024 sur France 3). Avez-vous l’intention de renouveler l’expérience ? 

Avec plaisir. Je pense que j’y reviendrai un jour. Tout dépendra des propositions et de mes disponibilités. 

Vous êtes la fille de la romancière Marie Lincourt. Vous-même avez hérité d’une jolie plume. Avez-vous un livre en préparation ? 

J’ai un roman en gestation dans ma tête. Mais il faudra que je trouve le temps de m’y mettre.

C à vous, samedi 14 février à 18h55 sur France 5

Par
Hacène Chouchaoui