Automoto recrute la pilote Sarah Bovy : « Je ne vois pas cela comme une reconversion, car je reste pilote, avant tout »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:37
© LAURENT VU / TF1
INTERVIEW. À 36 ans, la pilote belge Sarah Bovy devient consultante pour Automoto, sur les chapeaux de roues !

Dans Automoto, vous réalisez des essais chronométrés. Une façon d’amorcer un virage vers une carrière à la télé, sans totalement lâcher le volant ? 

Sarah Bovy : Je ne vois pas cela comme une reconversion, car je reste pilote, avant tout. Je continue la compétition à la même cadence, soit 15 à 20 weekends par an. C’est ce qui me donne, je pense, une certaine crédibilité pour Automoto, puisque je vais tester le potentiel de tous types de véhicules, de la Renault Clio à la puissante Lamborghini, en tant que pilote pro. Avoir encore un pied dans la compétition est gage de cohérence. C’est aussi une super opportunité de mettre un pied dans les médias, mais je n’y vois pas le début de la fin de ma carrière sportive. 

Sarah Bovy : "Nous pilotons aussi bien – et parfois mieux – que les hommes

Vos proches tremblent-ils toujours lorsque vous pilotez ? 

Dans l’ensemble, non, le sport automobile s’est beaucoup sécurisé, mais pour ma maman, il est toujours difficile de venir me voir sur les circuits. Elle est très inquiète. De mon côté, la seule appréhension que j’aie, c’est celle de ne pas être à la hauteur des attentes de ma team. 

Avez-vous eu des difficultés à évoluer dans une discipline longtemps considérée comme « masculine » ? 

Non, l’image machiste de ce sport est révolue. Depuis 2018, je fais partie du projet Iron Dames, des équipages 100 % féminins, engagés au plus haut niveau des compétitions. Nous sommes bien reçues dans tous les championnats, car nous pilotons aussi bien – et parfois mieux – que les hommes. 

Automoto, dimanche 24 août à 10h05 sur TF1 

Par
Corinne Calmet