Automoto fête ses 50 ans (TF1) – Jean-Pierre Gagick : « On est fière de continuer à porter la flamme cinquante ans après »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 14:44
FRANCOIS LEFEBVRE / TF1
Pour fêter son demi-siècle, le magazine dominical a enregistré un numéro spécial sur le légendaire circuit du Castellet. Télé 7 Jours était sur place

Automoto est la doyenne des émissions de TF1, la deuxième plus ancienne de la télévision française, derrière Le Jour du Seigneur, sur France 2. Jean-Pierre Gagick, l’animateur actuel de ce rendez-vous hebdomadaire, n’avait que 2 ans lors de sa mise à l’antenne, le 11 janvier 1975. "Évidemment, je ne m’en souviens pas, mais j’ai été biberonné à ça par mon père, qui était vendeur de voitures. J’ai quand même pu revoir ce premier numéro, avec des images d’archives que l’on a diffusées en début d’année. Georges de Caunes, le père d’Antoine, présentait. C’est marrant car, avant de lancer le programme, il faisait un petit laïus, au contenu assez contemporain de ce que l’on propose aujourd’hui. Il annonçait que ce magazine allait traiter des sujets d’actualité en toute objectivité. Que même si l’idée était d’être bienveillant à l’égard de l’auto et de la moto, lui et ses collègues étaient journalistes, et qu’ils ne s’empêcheraient pas de dire ce qu’ils pensaient. Après avoir regardé ça, toute l’équipe autour de moi s’est sentie assez fière de continuer à porter la flamme cinquante ans après.

Justement, il y a de quoi s’enflammer, aujourd’hui, avec un invité exceptionnel, en la personne de Sébastien Loeb (51 ans le 26 février), neuf fois champion du monde des rallyes WRC. Malgré une température plutôt fraîche et une piste humide, le pilote réchauffe vite le bitume du circuit varois. Tout d’abord en reproduisant les 360 ° de l’ancien champion Jean Ragnotti, dont c’était la spécialité. Loeb s’exécute à bord d’une Renault 5 Maxi Turbo, arrivée en tête du Tour de Corse 1985. S’élançant à fond dans la ligne droite du Mistral – la bien nommée –, il donne un léger coup de volant à droite, avant de braquer brutalement à gauche et d’utiliser le frein à main pour faire tournoyer le bolide. Puis il poursuit tout droit, comme si de rien n’était. 

CHERCHER SES LIMITES 

L’Alsacien se fera également plaisir à bord d’une magnifique Ferrari 296 GTB, d’un vert anglais très chic, poussée à 297 km/h. Avant de revenir à du classique, une F40 rouge, signée Pininfarina, entreprise historique du design automobile. Sans oublier quelques tours de moto, au cours desquels le rallyman se tire la bourre avec Bader Benlekehal, le testeur attitré de l’émission, depuis 2020. De quoi réveiller son âme d’enfant : "C’est sympa de découvrir des voitures que je n’avais encore jamais eu l’occasion de conduire, comme la F40 et la Maxi. À partir du moment où ça roule, et que ça glisse un peu, je m’amuse. La moto ? Quand on aime chercher les limites, ça marche fort : il faut une Ferrari à 400 000 euros pour ressentir les mêmes sensations qu’une moto à 10 000.

Un sacré changement, par rapport aux deux-roues que Sébastien chevauchait, plus jeune : "Mes débuts en sports mécaniques étaient des courses de Mobylette. Là, ça marche un peu plus fort, dit-il en souriant. Mais c’était bien… On mettait déjà le genou par terre dans les virages. Ça reste un bon souvenir." Comme ceux qui ressurgiront chez les télé spectateurs devant les pièces de collection défilant sous leurs yeux. 

Par
Frédéric Lohézic